10e anniversaire de la version internationale de la RCOT : OTSR

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OTSR

10e anniversaire de la version internationale de la RCOT :

OTSR Dix ans déjà !

10e anniversaire de la version internationale de la RCOT :

Fonder un journal généraliste international en 2009 n’allait pas nécessairement dans le sens de l’hyper spécialisation qu’a connue la chirurgie orthopédique. Et pourtant Orthopaedics & Traumatology: Surgery & Research (OTSR) est une revue jeune, dynamique et prometteuse.

Un éditorial à savourer pour revivre ces 10 années de publication d’OTSR et envisager les perspectives de la revue : bonne lecture !

1. Un peu d’histoire !

En 1998 la SOFCOT avait délégué à l’Association pour les publications en chirurgie orthopédique et traumatologique (APCORT), créée en 1995 par Jacques Duparc et Ivan Kempf, la mission defaire publier les travaux scientifiques et pédagogiques réalisés sous son égide, soit essentiellement la Revue de Chirurgie Orthopédique(RCO), et les conférences d’enseignement de la SOFCOT.
À cette période le nom de RCO appartenait à Masson son éditeur,et les conférences d’enseignement de la SOFCOT étaient publiées par l’Expansion Scientifique Française. En 2005 ces deux sociétés d’édition avaient été achetées par Elsevier devenant ainsi l’éditeur commun.
Pour améliorer la diffusion des travaux français dans la communauté orthopédique et traumatologique mondiale, Jacques Yves Nordin, président de l’APCORT, reprit en 2007 l’idée développée vingt ans auparavant d’une publication en langue anglaise des articles originaux de la RCO.
La proposition initiale que l’APCORT devienne son propre éditeur fut rapidement abandonnée du fait de la perte du référencement que cela impliquait. Dès lors Jacques Yves Nordinavec Jean Michel Thomine, Philippe Beaufils et Bernatd Augereau s’attachèrent, en tenant compte des remarquables possibilités offertes par le numérique, à rédiger, avec la bonne compréhension de nos intérêts communs par Elsevier Masson notre éditeur, un contrat nous donnant les moyens de diffusion mondiale que nous recherchions pour les travaux français. Celui-ci, soutenu par Thierry Bégué secrétaire général de la SoFCOT, fut signé et accepté le 13 novembre 2008 par l’assemblée générale de la SOFCOT : la revue Orthopaedics and Traumatology: Surgery and Research (OTSR) était née.
Ainsi en 2009 la RCO devenait la Revue de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique (RCOT), (papier et numérique) pour ses lecteurs francophones ; OTSR ouvrait sur le web une tribune anglophone,référencée avec un comité éditorial commun aux deux revues.

2. Et depuis !

L’objectif était donc de faire d’OTSR une tribune internationale pour les articles francophones avec les standards de qualité des grandes revues internationales, mais porteurs de notre culture orthopédique ; et ce en les confrontant, par une saine émulation, à des articles anglophones de toute provenance.
Mais l’objectif était aussi de conserver une version francophonede « notre RCO » destinée à nos abonnés et membres de la SOFCOT. Cette dualité impliquait d’offrir à nos auteurs francophones, et grâce au soutien d’Elsevier, la possibilité de traduire les manuscrits. Elle impliquait aussi de mettre sur pieds un circuit complexe permettant de gérer au sein d’une même plateforme numérique une double publication anglaise et française.
Avons-nous atteint cet objectif ?
Le nombre de soumissions a été multiplié par 4 en 10 ans etle taux d’acceptation des manuscrits tourne autour de 25 %. Cette exigence de qualité s’exprime certes par des refus de manuscrits mais aussi, et c’est là une fonction importante de notre revue, par une démarche pédagogique forte dans le domaine de la rédaction médicale : cours, tables rondes, dossiers complets dans la Newsletter ou le BOF de la SOFCOT, formations des jeunes au travers de la plateforme du Collège français des chirurgiens orthopédistes et traumatologues (CFCOT), . . . Nous avons une conscience aiguë que notre revue peut constituer une première marche pour nos jeunes collègues.

Fig. 1. Un moment festif autour du gâteau d’anniversaire lors de l’assemblée générale.
La part des articles d’origine francophone reste majoritaire mais celle des articles anglophones croît progressivement, atteignant maintenant presque 40 %. Il faut se réjouir de cette évolution car la mise en parallèle de manuscrits d’horizons différents ne peut qu’être bénéfique.
Les sommaires se sont structurés d’une part avec l’apparition,sous l’égide d’Henri Migaud, rédacteur en chef adjoint, d’éditoriaux systématiques. Ils sont destinés à attirer l’attention sur des problématiques ou des controverses d’actualité. Ils participent également à la diffusion de l’information. D’autre part avec la constitution de numéros « à thème » pour mieux répondre aux attentes des collègues hyperspécialistes.
L’attractivité d’OTSR a beaucoup progressé. En premier lieu son Impact Factor : même si cette mesure est de plus en plus décriée. Parti de 0,52 en 2010 (premier IF publié d’OTSR), il atteint en 2017 1413 (Fig. 2). On peut s’en réjouir avec une progression de l’ordre de 10 % par an ces dernières années. Notons, qu’à côté des articles originaux publiés dans les numéros ordinaires, les conférences d’enseignement de la SOFCOT dirigées par Denis Huten et le numéro spécial de la Société francophone d’arthroscopie, contribuent pour une part importante au palmarès des articles les mieux cités. On peut aussi espérer que la progression continue et elle le peut !

Fig. 2. L’évolution de l’impact factor d’OTSR (Clarivate Analytics).

Mais, sans entrer dans les détails, l’IF ne représente plus l’attractivité réelle d’un article. Grâce au numérique, celui-ci peut vivre en quelque sorte sa propre vie et ne pas être dépendant de la revue dans laquelle il a été publié. Bien d’autres critères de mesures existent.
À commencer par les téléchargements d’articles qui ont littéralement explosé en 2017 (+ 30 %, atteignant un million, et nous hissant réellement à un niveau international) (Fig. 3). Cette forte progression se poursuit en 2018 !
Et chaque auteur peut suivre sur le site d’OTSR (https://www.journals.elsevier.com/orthopaedics-and-traumatology-surgery-and-research/) pour son propre article le nombre de téléchargements, mais aussi bien d’autres critères tels que la visibilité dans les réseaux, les forums, etc. le tout rassemblé sous la rubrique PlumXMetrics.

Fig. 3. Répartition des téléchargements dans le monde, montrant l’assise internationale d’OTSR.

3. Et demain !

OTSR-RCOT est à la croisée des chemins. La revue a atteint son objectif initial. Doit-elle en rester là ? De grandes perspectives pourraient s’ouvrir à nous en internationalisant davantage notre assise éditoriale. Cela suppose d’internationaliser le bureau éditorial actuellement purement francophone (France, Canada, Belgique) en recrutant des rédacteurs provenant de pays non francophones et singulièrement des pays d’Asie qui nous soumettent un grand nombre d’articles. Ainsi pourrons-nous élargir notre portefeuille de reviewers et par ricochet celui des soumissions.
Cela suppose aussi de mieux faire connaître la revue : la qualité intrinsèque ne suffit plus. La communication est essentielle et nous devons avec l’aide d’Elsevier et de la SOFCOT progresser dans ce domaine (deux webmasters ont rejoint cette année la rédaction) en utilisant toutes les opportunités du numérique (sites internet,réseaux. . .).
Cela suppose enfin de définir une stratégie de diffusion de la revue et les sujets sont d’importance : open access ou non (rappelons que nos articles sont actuellement en accès libre au délai d’un an de leur parution), tout numérique ou maintien d’une édition papier, etc. ?
Ces décisions qui engageront la revue pour une longue période seront évidemment prises en concertation avec notre éditeur Elsevier Masson, avec l’APCORT, et avec la SOFCOT dont OTSR-RCOT est l’organe officiel. Bien du chemin a été parcouru mais la route est encore longue !

Déclaration d’Intérêts

Philippe Beaufils : rédacteur en chef OTSR-RCOT, consultant éducation occasionnel pour Smith & Nephew.
Jacques Yves Nordin : consultant Ceraver.
Bernard Augereau déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

Remerciements

Nous tenons à remercier vivement tous ceux qui contribuent au succès d’OTSR-RCOT.
Comité de rédaction d’OTSR-RCOT : Olivier Barbier, Philippe Beaufils, Thierry Bégué, Jean-Luc Besse, Arnaud Blamoutier, Philippe Clavert, Sébastien Lustig, Philippe Massin, Henri Migaud, Dominique Rouleau, Raphael Seringe, Jérôme Tonetti.
Webmasters : Alexandre Hardy, Jérôme Murgier.
Secrétaires de rédaction : Jocelyne Herruel-Doyer, Anne Trémeaux.
Conférences d’enseignement de la SoFCOT : Matthieu Ehlinger, Denis Huten, Rémi Kohler, Mickael Ropars.
Association des publications de chirurgie orthopédique réparatrice et traumatologique (APCORT) : Bernard Augereau (président), Jacques Yves Nordin (ancien président), Thierry Bégué, Philippe Merloz, Chistian Garreau de Loubresse, Rémi Kohler, Philippe Massin.
Éditions Elsevier Masson : Pascal Léger (executive publisher) ; Fabienne Löye (journal manager).
Traducteurs/traductrices : Joanne Archambault, Iain McGill, Antoinette Wolfe.
Et l’ensemble des reviewers dont la liste est publiée dans ce numéro. Sans leur travail bénévole d’analyse, notre Revue n’existerait pas.

Bernard Augereau Président de l’APCORT
Philippe BeaufilsRédacteur en chef OTSR-RCOT
Jacques Yves Nordin Ancien président de l’APCORT 56, rue Boissonade, 75014 Paris, France

Corresponding author.
E-mail address: rco@sofcot.fr (P. Beaufils)

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