Ostéopathie pédiatrique : Procédures vertébrales

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Nous vous proposons de découvrir un extrait de l'ouvrage Ostéopathie pédiatrique

Ostéopathie pédiatrique

Procédures vertébrales

Procédure lombale

Indications

Dysfonction somatique lombale. Dysfonction du diaphragme thoracoabdominal. Dysfonction intestinale. Dysménorrhée.

Procédure

Patient en décubitus (figure 6.65).
Praticien debout, près de l'enfant à hauteur du bassin, lui faisant face. Fléchir les jambes du patient bilatéralement, les entourer avec le bras caudal et les maintenir contre la poitrine du praticien. Placer transversalement la main crâniale sous la colonne lombale, la paume tournée vers le haut, de telle façon que la pulpe des index, médius et annulaires soit en contact avec les processus épineux de la zone dysfonctionnelle. Faire une écoute des segments vertébraux, et identifier toute restriction de la motilité inhérente du MRP, indicative d'une dysfonction somatique. Si nécessaire, compléter l'évaluation des dysfonctions lombales en introduisant les mouvements de bas en haut par l'intermédiaire des jambes. Augmenter et diminuer doucement la flexion de hanche pour produire une flexion et une extension lombales. Utiliser les jambes comme un levier pour produire le sidebending et la rotation lombaux. Accompagner les mouvements dans les plages d'aisance, jusqu'au relâchement.

Figure 6.65. Procédure lombale.

Remarques

Cette procédure est très douce et relaxante. Elle doit être réalisée lentement pour apprécier les informations palpatoires en provenance de la zone dysfonctionnelle.

Procédure thoracique

Indications

Dysfonction somatique thoracique. Dysfonction de la respiration pulmonaire, du diaphragme thoracoabdominal. Dysfonction du système autonome thoracique.

Procédure

Patient assis (figure 6.66).

Praticien assis derrière le malade ou à côté. Placer une main transversalement sur la colonne thoracique de telle façon que la pulpe de l'index, du médius et de l'annulaire soit en contact avec les processus épineux de la région dysfonctionnelle. Faire une écoute des segments vertébraux, et identifier les restrictions de la motilité inhérente du MRP, indicatives de dysfonctions somatiques. Si nécessaire, évaluer également les dysfonctions thoraciques en introduisant le mouvement d'en haut, par les épaules et la tête. Augmenter et diminuer doucement la flexion cervicale pour produire la flexion et l'extension thoraciques. Utiliser les épaules comme un levier pour produire le sidebending et la rotation thoraciques. Accompagner les mouvements et positionner la zone dysfonctionnelle dans la position d'aisance. Attendre le relâchement.

Figure 6.66. Procédure thoracique.

Remarques

Une variante aux procédures lombales ou thoraciques peut être accomplie avec le patient en position de procubitus. Une normalisation intersegmentaire est alors effectuée en plaçant l'index et le médius de chaque main de part et d'autre des processus épineux de deux segments vertébraux adjacents. Écouter et suivre les principes indirects pour traiter (figure 6.67).

Figure 6.67. Procédure vertébrale ; variante.

Procédure cervicale et thoracique supérieure

Indications

Dysfonctions somatiques thoracique supérieure et cervicale. Maux de tête. En raison de l'importance des réflexes sympathiques thoraciques supérieurs et des réflexes parasympathiques cervicaux supérieurs, cette zone présente une myriade de dysfonctions viscérosomatiques et somatoviscérales.

Procédure

Patient en décubitus (figure 6.68).
Praticien assis à la tête de la table. Placer la pulpe des index, médius et annulaire d'une main en contact avec les processus épineux de la zone en dysfonction. Empaumer l'occiput avec l'autre main. Faire une écoute des segments vertébraux, et identifier les restrictions de la motilité inhérente du MRP, indicatives de dysfonctions somatiques de ces segments. Si nécessaire, évaluer les dysfonctions cervicales ou thoraciques supérieures en introduisant le mouvement d'en haut, par un déplacement de la tête. La plupart du temps, la visualisation du mouvement à introduire est suffisante, car l'introduction de mouvements trop grossiers ne permet pas une grande précision. Augmenter et diminuer doucement la flexion avec la main occipitale pour produire la flexion et l'extension cervicale ou thoracique supérieure. Utiliser également cette main pour introduire le sidebending et la rotation. Selon les principes indirects, accompagner les mouvements dysfonctionnels et, avec le bras de levier supérieur, positionner la zone en dysfonction dans les plages d'aisance. Attendre un relâchement.

Figure 6.68. Procédure cervicale et thoracique supérieure.

Remarques

Si, pendant le traitement, une résistance au relâchement est rencontrée, évaluer les segments vertébraux sus- et sous-jacents à la zone en dysfonction et essayer de normaliser les dysfonctions trouvées à ce niveau, avant de retourner sur la zone initiale.
Une variante pour le traitement des nourrissons consiste à tenir l'enfant sur les genoux du praticien avec une main sur les processus épineux de la zone dysfonctionnelle et l'autre main qui soutient l'occiput (figure 6.69). Faire une écoute et suivre les principes indirects comme cela est décrit ci-dessus. Cette position offre l'avantage de pouvoir déplacer l'enfant dans une combinaison presque infinie de positions pour recréer la position foetale. De plus, comme le nourrisson fait face au praticien, cette position permet d'établir un contact interpersonnel, et d'adapter facilement l'intervention à la réponse du sujet.

Figure 6.69. Procédure cervicale et thoracique supérieure ; variante.

© 2019, Elsevier Masson SAS

Vous venez de découvrir un extrait de l'ouvrage Ostéopathie pédiatrique, 2e édition, de Nicette Sergueef.

Nicette Sergueef
DO, France, Associate Professor (retd), Department of Osteopathic Manipulative Medicine,
Chicago College of Osteopathic Medicine, Midwestern University, USA

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