MEMO IFSI : 35 fiches pour réviser les UE 4.5, 4.6 et 4.8

A paraître le 11 janvier: découvrez l’avant-propos et la table des matières.

Avant-propos

« Primum non nocere »

Cette devise latine qui signifie « d’abord ne pas nuire », devrait être à l’esprit de tous les soignants. En effet, la santé véhicule son lot d’actes et médications qui exposent nos patients à des risques qui ne sont pas toujours acceptables.

Soins infirmiers et gestion des risques

Chaque métier expose à des risques et le métier d’infirmier(e) n’en est pas exclu, loin de là. Les infirmier(e)s sont souvent en première ligne, que ce soit quand ils accueillent aux urgences une personne contagieuse, lorsqu’ils se piquent à l’occasion d’une ponction veineuse ou encore quand ils sont exposés à des produits toxiques.

Comprendre ces risques est la première étape de leur prévention.

Suite aux différents scandales sanitaires du XX e siècle (affaire du sang contaminé, infections associées aux soins, canicule, etc.), l’opinion publique s’est mobilisée, et les risques sont devenus de moins en moins acceptés. La sécurité sanitaire est alors devenue une des priorités de santé publique à laquelle tout un chacun doit participer. L’infirmier(e) qui est souvent en première ligne face au malade est donc un rouage incontournable de cette politique de santé publique.

La prise de conscience des risques sanitaires a aussi été accompagnée d’une médiatisation importante des atteintes à la sécurité des personnes et à un recours de plus en plus fréquent à la justice pour tenter d’obtenir un dédommagement suite à un préjudice subi. Ainsi, le risque de poursuites pour les soignants et l’image médiatique pour les établissements de santé sont aussi des problématiques centrales dans la question de la gestion des risques.

L’obligation faite aux établissements de santé par les ordonnances de 1996 de s’engager dans une démarche d’amélioration de la qualité et de la sécurité a conduit à des progrès importants dans la maîtrise de certains risques, comme les risques liés aux produits de santé, le risque d’infection associée aux soins ou le risque incendie. Cependant, des efforts importants restent à faire. En effet, la prévention des événements indésirables graves liés aux soins est devenue, ces dernières années, un enjeu de santé publique. Les études internationales, de plus en plus nombreuses sur ce thème, ont révélé leur ampleur et leur impact considérable sur les systèmes de santé en terme de coût humain et économique. Selon les études, 30 à50 % de ces événements graves sont potentiellement évitables.

Soins éducatifs et préventifs

Les soins infirmiers, préventifs, curatifs ou palliatifs, sont de nature technique, relationnelle et éducative. Ils ont pour objet:

  • de protéger, maintenir, restaurer et promouvoir la santé des personnes ou l’autonomie de leurs fonctions vitales, physiques et psychiques, en tenant compte de la personnalité de chacune d’elles, dans ses composantes psychologiques, sociales, économiques etculturelles
  • de prévenir et d’évaluer la souffrance et la détresse des personnes etde participer à leur soulagement.

Ainsi, les soins éducatifs et préventifs font partie intégrante des missions de l’infirmier(e) définies par le ministère de la Santé.

En effet, l’infirmier(e) est concerné(e), que ce soit dans son exercice en établissement de santé ou en libéral (éducation thérapeutique du patient atteint de maladie chronique, travail de prévention auprès des patients, PMI, planning familial, centre de vaccination, etc.), en milieu scolaire (prévention des conduites à risque de l’adolescent, promotion de la santé, etc.) ou en entreprise (prévention des risques professionnels,etc.).

Qualité des soins, évaluation des pratiques

La qualité est une démarche qui a été initialement développée dansle monde de l’entreprise aux États-Unis. Elle s’est ensuite développéedans le monde de l’industrie et des services. Elle n’a été que tardivementappliquée à la santé.

La qualité des soins présente des spécificités. En effet, la complexité des actes médicaux rend l’évaluation de la qualité des soins sur la seule satisfaction du patient problématique. Il est difficile de maîtriserles processus en oeuvre. Les dysfonctionnements peuvent être liés à un aléa et ne pas traduire un défaut de qualité. Une des qualités des soignants est justement de savoir gérer cet aléa. La finalité de cette démarche de qualité dépasse ici les considérations économiques et concerne en premier lieu la santé du patient.

La démarche de qualité des soins dans les structures de santé en France s’est traduite à plusieurs niveaux, le plus emblématique étant la mise en place de la certification des établissements de santé (ex-accréditation).

En 2013, avec l’accès facilité à l’information, la qualité des soins est devenue un sujet de prédilection de la presse et une question politique de premier ordre. Les usagers du système de soins sont demandeurs de plus d’informations et de transparence, de plus de sécurité et d’une meilleure accessibilité aux soins.

Table des matières

en savoir plus

Vous venez de lire l’avant-propos et la table des matières de l’ouvrage Soins infirmiers et gestion des risques – Soins éducatifs et préventifs – Qualité des soins et évaluation des pratiques Unités d’enseignement 4.5, 4.6 et 4.8

Share
Tweet
Share
Share