L'intégrale. Diplôme IFSI en 6 semestres

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Etudiant.e.s IFSI : tout le programme en fiches, organisé par semestre et par UE.

Nous vous proposons deux fiches de l'ouvrage L’intégrale. Diplôme IFSI :

  • une fiche du semestre 1 : Homéostasie
  • une fiche du semestre 4 : Sciatalgie

L’intégrale. Diplôme IFSI
en 6 semestres
Pascal Hallouët, Gwenhaéla Dagorne, Véronique Yhuel
ISBN: 9782294762840
Paru le 14 août 2019

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tout le programme IFSI en fiches

extrait du Semestre 1/UE 2.2 Cycle de la vie et grandes fonctions

fiche 19

Homéostasie

Généralités

  • L'organisme est constitué de plusieurs milliards de cellules, regroupées en tissus, eux-mêmes constituant des organes.
  • Les organes sont liés entre eux par l'intermédiaire du milieu intérieur : sang, lymphe, liquide interstitiel.
  • Grâce au milieu intérieur, chaque cellule peut en permanence recevoir des signaux provenant d'autres organes.
  • Sur de longues distances, la communication s'effectue par voie nerveuse (le long des nerfs) et par voie hormonale : les hormones libérées par des glandes endocrines sont transportées par le sang jusqu'aux cellules-cibles.
  • La communication entre les organes spécialisés et la présence du milieu intérieur permettent la mise en place de régulations.
  • On appelle homéostasie l'ensemble des mécanismes permettant de maintenir à des valeurs constantes les paramètres physicochimiques de l'organisme : température corporelle, pression artérielle, glycémie, calcémie, pH, etc.
A lire aussi : Traumatismes crâniens, une fiche de louvrage Je réussis mon semestre 1

Système nerveux

  • Il a pour fonction :

– de recueillir des informations sur l'environnement grâce aux organes des sens, de mesurer l'état du corps (température, position, état énergétique, etc.) grâce à des capteurs situés dans les organes ;

– de construire des réponses, c'est-à-dire des comportements adaptés aux situations que traduisent ces prises d'informations.

  • Les informations circulent le long des neurones sous forme de signaux électriques :

– de la périphérie de l'organisme vers le système nerveux central (voie afférente, centripète) pour les informations sensitives ;

– du centre vers les effecteurs périphériques (voie efférente, centrifuge) pour la commande du mouvement.

  • Les nerfs, disposés dans tout l'organisme, permettent une conduction rapide de cette information.
  • On distingue :

– le système nerveux autonome (ou végétatif), qui effectue essentiellement les régulations de la vie végétative (régulations inconscientes) ;

– le système nerveux somatique (commande des muscles squelettiques donc des mouvements du corps et des fonctions de relation grâce aux organes des sens) ou système nerveux de relation.

  • Le système endocrinien correspond aux cellules qui produisent les hormones et les libèrent dans le sang : cellules endocrines.
  • Les cellules endocrines peuvent être regroupées sous forme de glandes endocrines ou être isolées à l'intérieur des organes.

Hypothalamus et hypophyse

  • L'hypothalamus est un ensemble de noyaux gris centraux situé dans le plancher du troisième ventricule du cerveau. Des fibres d'association le relient :

– au lobe limbique (instinctif) ;

– aux aires préfrontales (caractère) ;

– au tronc cérébral (noyaux végétatifs).

  • L'hypothalamus est le déterminant du système endocrinien ; il agit sur toutes les autres glandes. Il est lui-même contrôlé par les centres cérébraux.

Hormones

Actions

RH (releasing-hormone)

Active les hormones hypophysaires

SRIF (somatostatine ou somatotropin
release-inhibiting factor
)

Réduit les hormones hypophysaires

GHRH (grow hormone-releasing
hormone
) et GHIH (grow hormone-
inhibiting hormone
)

Régulent la sécrétion de l'hormone de
croissance : la somatotrophine (GH)

CRH (corticolibérine ou corticotropin-
releasing hormone
)

Agit sur la sécrétion d'ACTH (hormone
corticotrope)

TRH (protiréline)

Agit sur la sécrétion de TSH

GnRH (gonadolibérine ou gonadotropin-
releasing hormone
)

Agit sur la sécrétion de FSH et LH

PIF (prolactin-inhibiting factor) ou
PRL-RH

Agit sur la sécrétion de prolactine

Les axes hormonaux de l'hypothalamus en passant par l'hypophyse jusqu'aux glandes hormonales périphériques.

fiche homeostasie

– Il est relié à l'hypophyse par la tige hypophysaire (infundibulum) établissant :

* une relation neuronale étroite par la transmission de neuromédiateurs hypothalamiques (axe    hypothalamohypophysaire) ;
* ainsi qu'avec d'autres glandes endocrines (par exemple les gonades) permettant un rétrocontrôle (ou feed-back).

  • L'hypophyse est située juste en dessous de l'hypothalamus dans la selle turcique ; elle en est séparée par un repli de la dure-mère. Les lobes antérieurs et postérieurs de l'hypophyse sont vascularisés par un réseau de capillaires issu de l'artère carotide formant un système porte.
  • Par le lobe antérieur ou antéhypophyse ou adénohypophyse, elle recueille les neurohormones produites par l'hypothalamus.

Hormone de croissance,
somatotrope (STH) (growth
hormone
[GH])

Croissance des os et viscères

Thyréostimuline (thyroid-
stimulating hormone
[TSH])

Stimulation de la sécrétion thyroïdienne T3
(triiodothyronine) et T4 (thyroxine)

Corticostimuline
(adrenocorticotropic hormone
[ACTH])

Stimulation de la sécrétion des corticosurrénales
(cortisol)

Gonadostimuline A (follicle-
stimulating hormone [
FSH])

Stimulation de la gamétogénèse (spermatogénèse
ou maturation folliculaire) et de la sécrétion
d'oestrogènes chez la femme

LH (luteinizing-hormone)

Déclenche l'ovulation chez la femme par la
stimulation de la transformation du corps jaune et
stimule la sécrétion de progestérone
Stimule la sécrétion de testostérone par les
testicules chez l'homme

Prolactine

Stimule les glandes mammaires et la production
lactée

  • Le lobe postérieur ou neurohypophyse ou posthypophyse.

Hormone antidiurétique (antidiuretic
hormone [ADH] ou vasopressine)

Effet antidiurétique par augmentation
de la réabsorption de l'eau au niveau du
tube contourné distal du néphron

Ocytocine (grossesse)

Stimule les contractions utérines pour le
travail de l'accouchement
Agit sur les glandes mammaires
Est vasoconstricteur en augmentant la
tension artérielle

Axe hypothalamohypophysaire

  • Au sommet du système endocrinien se trouve une glande endocrine majeure : l'hypothalamus (NB : cet organe a aussi un rôle essentiel dans le système nerveux).
  • Localisé dans le cerveau, il est composé de cellules nerveuses à activité endocrine. Les hormones produites sont ainsi appelées neurohormones.
  • L'hypophyse antérieure (adénohypophyse) est la seconde glande endocrine majeure de cet axe. Elle est stimulée par les hormones hypothalamiques et produit à son tour les hormones adénohypophysaires qui stimulent d'autres organes après circulation dans le sang.
  • L'hypophyse postérieure (ou posthypophyse) est un prolongement de l'hypothalamus. C'est le lieu de stockage des deux hormones produites par les neurones sécrétoires hypothalamiques, à action directe : l'hormone antidiurétique ADH (aussi appelée vasopressine) agit sur le rein en contrôlant la diurèse et l'ocytocine intervient au moment de l'accouchement et lors de l'allaitement.
  • L'hypothalamus commande ainsi les principales fonctions de l'organisme par un mécanisme « en cascade ».

révisions FSI en fiches

Exemple :

Hormones
hypothalamiques

GnRH (gonadostimuline)

TRH

Hormones
antéhypophysaires

FSH/LHTSH
Hormones périphériquesRadiologist, testostérone,
progestérone

T3, T4

OrganesOrganesThyroïde
Fonction

Reproduction, mise
en place et maintien
des caractères sexuels
secondaires

Métabolisme

extrait du Semestre 4/UE 2.7 Défaillance organique et processus dégénératifs

Fiche 156

Sciatalgie

Définition

  • Douleurs sciatiques vives, intenses et très difficilement supportables, irradiant du bas de la colonne vertébrale vers la jambe.
  • Douleurs provoquées par la compression et l'inflammation du nerf sciatique en L5 ou S1 dues à l'altération d'un disque intervertébral sain ou dégénéré (faisant saillie en arrière et parfois latéralement entre deux corps vertébraux L4-L5 ou L5-S1).
  • Pathologie fréquente chez l'homme entre 40 et 60 ans.

Physiopathologie de la hernie discale

  • Un disque intervertébral est constitué d'un noyau (le nucleus) et d'une coque fibreuse. Il permet la mobilité, l'amortissement des chocs ou des pressions des charges de la colonne vertébrale. Cette coque peut présenter des fissures (par exemple, lors d'une discopathie dégénérative).
  • Si, au cours d'un événement particulier (effort), le nucleus glisse vers une fissure, il crée une saillie en arrière et comprime le ligament vertébral, il provoque un lumbago ; s'il comprime une racine nerveuse du nerf sciatique, il provoque une sciatalgie et s'il détruit le ligament vertébral, il provoque une hernie discale.
  • Si la charnière vertébrale atteinte est L4-L5, la douleur lombaire se prolonge sur la face externe de la cuisse et de la jambe (cruralgie : atteinte du nerf crural). Si c'est L5-S1, la douleur lombaire s'étend sur la fesse, la face postérieure de la cuisse et de la jambe. Les douleurs sont intermittentes ou permanentes.

Facteurs favorisants

  • Obésité, relâchement de la sangle abdominale ou hyperlordose.
  • Une origine familiale (génétique) a été récemment découverte.

Circonstances d'apparition

  • Sollicitation importante des dernières vertèbres lors d'efforts de la vie courante, mais la cause de la sciatique est généralement due à des efforts inappropriés (charges lourdes) ou des attitudes (postures inadaptées, par exemple).
  • Touche principalement des personnes jeunes soulevant des charges (professions exposées) avec des antécédents de lumbago, mais elle peut aussi faire suite à un accident, à un « faux mouvement », voire à une quinte de toux.
  • Autres causes : processus tumoral (bénin ou malin – métastases, myélome, maladie de Hodgkin), cause infectieuse, fracture, tassement vertébral, sténose du canal rachidien, atteinte dégénérative des articulations vertébrales interapophysaires, ostéoporose post-ménopausique, maladie osseuse de Paget.

Signes de la sciatalgie due à une hernie discale

  • Un lumbago avec raideur lombaire et contracture des muscles paravertébraux peut précéder de quelques jours la sciatalgie au décours d'un effort brutal (le plus souvent). La douleur est alors vive et majorée par les efforts (la lombalgie disparaît le plus souvent).
  • La sciatique n'est jamais bilatérale, il n'y a pas de paralysie dans la majorité des cas ou de trouble sphinctérien (sauf complications). L'interrogatoire et l'examen clinique sont en général suffisants
    pour établir un diagnostic.

Recherche diagnostique


Examens complémentaires :

  • il faut malgré tout éliminer un diagnostic différentiel, comme une lésion osseuse maligne, une spondylodiscite ou une arthrite sacroiliaque par une radiographie. La radiographie standard du rachis lombaire (debout, face et profil) montre un pincement unilatéral du disque ou un bâillement postérieur et/ou latéral entre L4 et L5 ou entre L5 et S1 ;
  • un scanner n'est utile que si la sciatalgie ne répond pas au traitement et qu'un traitement chirurgical est envisagé. Il permet d'affirmer le diagnostic de hernie discale.

Traitements

  • La sciatalgie évolue généralement vers la guérison entre 4 et 6 mois. Elle est calmée par le repos en position allongée ou le maintien d'une station debout et par les traitements antalgique et anti-inflammatoire (AINS et décontracturants).
  • La personne doit éviter certains mouvements, limiter les efforts (par exemple, la douleur est déclenchée par la position assise en voiture) : précautions d'ordre ergonomique (postures de travail, literie ferme, etc.).
  • Parfois, des soins de kinésithérapie pour remuscler le dos et éduquer la personne peuvent s'avérer utiles.
  • Un traitement local par infiltration aux corticoïdes dans l'espace épidural peut être prévu.
  • Un traitement chirurgical peut s'imposer d'urgence pour les sciatiques hyperalgiques (et réfractaires au traitement) ou paralysantes par chimionucléolyse du noyau à la papaïne, ou par nucléotomie avec un curetage discal.
  • Les autres facteurs favorisants, surtout s'il s'agit d'une lombosciatique d'origine articulaire, sont à traiter (perte de poids et rééducation musculaire abdominale et dorsale).


Rôle infirmier

  • L'éducation, qui est primordiale repose essentiellement sur l'ergonomie. À partir des conditions de travail de la personne, étudier les améliorations à envisager. Ce travail est fait en lien avec les médecins du travail, les représentants des commissions de validations
    des conditions de travail, les kinésithérapeutes et, bien sûr,
    les ergonomes.
  • S'assurer que la personne dort sur une literie ferme, avec un oreiller peu rebondi (choisir une taille adaptée) ; lui conseiller de dormir sur le dos ou le côté, pas sur le ventre, de se lever en se mettant sur le côté puis de pivoter d'un bloc. Il est préférable d'éviter les fauteuils trop mous. En ce qui concerne le port de charges, porter une ceinture lombaire et plier les genoux pour porter la charge contre soi en contractant les muscles abdominaux. La personne doit conserver une activité physique modérée (marche, natation, cyclisme, etc.). Les femmes devront éviter le port de talons hauts.

Pronostic et complications

En général, la sciatique guérit en quelques mois et la hernie disparaît une fois sur deux. Il faut attendre quelques semaines avant de déclarer qu'une sciatique est rebelle au traitement médical.


Voir :

Fiche 27 : Système locomoteur.
Fiche 131 : Corticoïdes.

Vous venez de lire deux fiches de l'ouvrage L’intégrale. Diplôme IFSI.

L'intégrale. Diplôme IFSI
© 2019, Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés

L'INTÉGRALE DIPLÔME IFSI
en 6 semestres
Pascal Hallouët, Gwenhaéla Dagorne, Véronique Yhuel
ISBN: 9782294762840
Paru le 21 août 2019

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Auteurs : Pascal Hallouët, Gwenhaéla Dagorne, Véronique Yhuel

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