QCM en Médecine physique et de réadaptation

les référentiels des Collèges

Ce cas clinique est extrait de l’ouvrage Médecine physique et de réadaptation, qui comprend deux parties :

  • une partie Connaissances qui traite tous les items du programme des ECNi concernant la discipline de médecine physique et de réadaptation
  • une partie Entraînement qui offre un véritable outil d’auto-évaluation avec une centaine de questions isolées QCM et QROC, des cas cliniques QCM et quelques TCS.

Chapitre 15, cas clinique 4.

Cas clinique Médecine physique et de réadaptation/les référentiels des collèges

Principaux items abordés : 107, 115, 118, 121, 324.

Monsieur Z., 55 ans, sans antécédent notable en dehors d’une hypertension artérielle traitée et d’un tabagisme (20 paquets-années), est hospitalisé en urgence pour une hémiparésie gauche de survenue brutale. Le diagnostic posé est celui d’accident vasculaire cérébral (AVC) par infarctus sylvien droit étendu. Il bénéficie d’une thrombolyse réalisée en unité neurovasculaire, puis est orienté à J10 en service de MPR.

1. La mesure d’indépendance fonctionnelle (MIF) à l’entrée en rééducation est 37. L’externe du service vous interroge sur la MIF. Vous lui décrivez les caractéristiques de cette échelle, qui sont :

A - Son score maximal est de 126.

B - C’est une échelle à dix-huit items.

C - Chaque item est évalué de 1 à 7.

D - C’est une échelle de déficience.

E - Son score le plus élevé signifie « indépendance sans supervision ».

2. Quelles mesures thérapeutiques suivantes sont nécessaires pour la prévention des complications de l’hypomobilité et du décubitus ?

A - Héparine bas poids moléculaire (HBPM).

B - Bandes de contention veineuse jusqu’en racine de cuisse.

C - Détection des troubles de la déglutition.

D - Mobilisation précoce.

E - Matelas de type ordinaire (catégorie 0).

3. Concernant l’incontinence urinaire et la sonde à demeure posée le jour de l’AVC puis changée régulièrement, vous préconisez :

A - Désondage immédiat.

B - Désondage programmé.

C - Maintien de sonde à demeure.

D - Calendrier mictionnel.

E - Autosondages.

4. Dans le même temps, vous souhaitez verticaliser rapidement Monsieur Z. Quelles techniques utilisez-vous ?

A - Piscine.

B - Barres parallèles.

C - Position assise au lit.

D - Maintien prolongé en fauteuil roulant.

E - Maintien en position debout par un dispositif.

5. Les mesures précédentes ne sont pas suffisantes pour permettre la verticalisation de Monsieur Z., en raison d’une hypotension orthostatique sévère. Quelles mesures pourraient s’avérer utiles ?

A - Monitoring tensionnel durant la verticalisation.

B - Contention élastique des membres inférieurs.

C - Inclinaison progressive sur table.

D - Diminution du traitement antihypertenseur.

E - Augmentation de façon progressive de la durée de verticalisation.

6. La récupération motrice est évaluée par un testing manuel qui note que l’extension du genou gauche est à 3/5 et que les releveurs du pied gauche sont à 1/5. À quelles capacités parmi les suivantes correspondent ces scores ? 

A - L’extension du genou se fait contre résistance.

B - L’extension du genou se fait dans toute l’amplitude.

C - L’extension du genou se fait contre pesanteur.

D - La flexion dorsale active de cheville est inférieure à 90°.

E - La flexion dorsale active de cheville est impossible.

7. La récupération de la marche est également gênée par une spasticité du membre inférieur gauche. Quelles sont les caractéristiques de cette hypertonie spastique ? 

A - Apparaît dans les premières heures après l’AVC.

B - Plastique.

C - Dépend de la vitesse d’étirement.

D - Majorée par une lésion cutanée (escarre).

E - Prédomine sur les extenseurs (flexion plantaire).

8. Les troubles de la marche sont importants, liés à l’altération de la commande motrice, la spasticité, les troubles de la sensibilité et les troubles du schéma corporel. Parmi les propositions suivantes, lesquelles correspondent aux caractéristiques d’une marche spastique ?

A - Fauchage.

B - Varus de l’arrière-pied.

C - Démarche festinante.

D - Démarche talonnante.

E - Équin avec accrochage du pied au sol.

9. En vue d’interventions thérapeutiques pour améliorer la marche de Monsieur Z., vous réalisez une quantification des paramètres spatiotemporels du pas. Vous comparez ces données aux valeurs normales attendues. Parmi les propositions suivantes, quelles sont celles décrivant une marche normale pour cet âge ?

A - Vitesse de 1 m/s.

B - Longueur du cycle de marche de 1,4 m.

C - Double appui représentant 5 % du cycle de marche.

D - Attaque du pas par le talon.

E - Phase oscillante représentant 40 % du cycle.

10. Vous envisagez le programme de rééducation suivant pour l’autonomie de déplacement : effectuer des injections de toxine botulique pour traiter la spasticité du membre inférieur gauche, confectionner une orthèse sur mesure pour lutter contre l’équin et le varus, apprentissage de marche avec canne, déambulation intermittente en fauteuil roulant à propulsion manuelle pour les 8 semaines à venir.
Que pourrait faire le kinésithérapeute ?

A - Réaliser l’injection de toxine botulique.

B - Intensifier la rééducation.

C - Prescrire l’orthèse.

D - Prescrire la canne.

E - Prescrire le fauteuil roulant.

11. Concernant le fauteuil roulant, vous pouvez prescrire :

A - Une propulsion par commande bimanuelle.

B - Une propulsion par double main courante à droite.

C - Une propulsion par double main courante à gauche.

D - Une propulsion par commande pendulaire gauche.

E - Des repose-pieds en option.

12. Le patient conserve un handicap moteur important. Vous préparez le retour à domicile et aidez Monsieur Z. et sa famille à solliciter une prestation compensatrice du handicap (PCH). Parmi les propositions suivantes sur l’attribution de la PCH, lesquelles sont vraies ?

A - Décision de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH).

B - Soumise à condition de ressource.

C - Peut financer une aide ménagère à son domicile.

D - Peut financer l’adaptation d’un poste de conduite automobile.

E - Peut financer une partie des travaux visant à rendre la salle de bains accessible.

Réponses

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