Interview de Jean-Paul Richalet

co-traducteur de Physiologie humaine et physiopathologie

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Physiologie humaine et physiopathologie : l'aventure d'une traduction

Human Physiology, livre de référence pour comprendre le fonctionnement du corps humain, en est déjà à sa 5e édition en langue anglaise. Mais c’est la 1ère fois qu’il est traduit en français sous le titre de  Physiologie humaine et physiopathologie.

Qui s’est attelé à cette traduction ? Jean-Paul Richalet et †Henry Vandewalle, respectivement professeur émérite de physiologie et ancien maître de conférences en physiologie.

Nous avons interviewé le Docteur Jean-Paul Richalet à l’occasion de la sortie de l’ouvrage le 24 août 2019.

Elsevier Masson : Docteur Richalet, comment est né votre intérêt pour la physiologie ?

Docteur JP Richalet : Je suis né dedans !! En fait j’ai commencé ma formation par des études de physique, puis de biophysique, mais quand j’ai terminé mes études de médecine, j’étais clairement motivé pour trouver des réponses à la question suivante : « Comment ça marche, le corps humain ?.. »

Elsevier Masson : Pourriez-vous résumer votre parcours ?

JPR : Intégré très rapidement dans une équipe de Physiologie à la Faculté de médecine de  Bobigny et à l’hôpital Henri Mondor, j’ai initié des travaux en physiologie et physiopathologie cardiovasculaire et respiratoire, pour me spécialiser par la suite dans l’étude des effets de l’hypoxie et de la vie en haute altitude. J’ai pu ensuite créer une équipe de recherche dans ce domaine, d’abord à Créteil, puis au sein de la Faculté de médecine de Bobigny et à l’hôpital Avicenne.

EM  Qu’est-ce qui vous a conduit à accepter cette énorme charge de travail : la traduction – avec votre collègue le Dr Vandewalle – d’un livre de près de 1000 pages ?

JPR : A l’occasion de la rencontre de Mr et Mme Duizabo chez Masson, j’ai été très vite impliqué dans des entreprises de traduction (Manuel d'anatomie et de physiologie à l'usage des professions paramédicales de W. Gordon et R.S. Winwood, Médecine de la Danse de D.D. Arnheim, Manuel de Physiologie de  J.F. Lamb). L’exercice est intéressant, même si je suis parfois déçu que l’on ne fasse pas plus appel à des auteurs français (et il y en a de très compétents !) pour écrire des ouvrages de références. Cependant, je sais, pour avoir rédigé deux ouvrages collectifs  chez Elsevier Masson, que le travail de coordination d’un ouvrage collectif est parfois plus ingrat et compliqué que le travail de traduction ! Le travail avec mon regretté collègue Henry Vandewalle pour les chapitres de neurophysiologie a été également très enrichissant, de par sa compétence dans ce domaine très spécifique.

EM : De quoi êtes-vous le plus fier ?

JPR : J’ai toujours été passionné par l’enseignement et le bonheur de transmettre du savoir, particulièrement à des jeunes en formation. Les défis de la traduction sont nombreux : retranscrire les écrits de l’auteurs sans les déformer, même si parfois vous auriez présenté certaines notions différemment. L’autre défi est de lutter pour la défense de la langue française dans la terminologie médicale car la tendance est forte, particulièrement chez les jeunes, d’employer des anglicismes alors des termes existent en français. Le traducteur est donc toujours pris entre la tentation d’utiliser un mot anglais passé dans le langage courant et le terme français juste. L’ouvrage de Pocock et collaborateurs est vraiment un excellent livre qui a vocation à devenir un livre de référence en Physiologie, avec de bonnes bases de Biologie, non seulement pour les étudiants en sciences biologiques et médicales, mais également pour de jeunes médecins ou chercheurs, parfois un peu perdus pour trouver des références claires sur un sujet essentiel en Physiologie ou en Médecine. L’approche physiopathologique est également primordiale pour faire comprendre aux futurs praticiens l’importance fondamentale des disciplines de base comme la Physiologie (trop souvent oubliée dans nos facultés de médecine…).

EM : Vous êtes Professeur émérite de physiologie à la Faculté de médecine de l’Université Paris 13 à  Bobigny. Quels conseils donneriez-vous aux étudiants en cette rentrée scolaire ?

JPR :  N’oubliez-pas les livres !! On voit trop souvent les étudiants ne se fier qu’à Internet. Leur rappeler qu’il existe aussi des livres et des bibliothèques ! Bien sûr, les compléments en ligne sont maintenant indispensables à toute publication écrite, mais avoir sur son bureau ou à proximité un ouvrage dans lequel on peut retrouver facilement des concepts de base me paraît essentiel.

PHYSIOLOGIE HUMAINE ET PHYSIOPATHOLOGIE
Les fondements de la médecine
Gillian Pocock, Christopher David Richards, David A. Richards
ISBN: 9782294758195
Paru le 14 août 2019

Extrait de l'ouvrage

En savoir plus

Une grande référence en physiologie humaine, pédagogique et moderne, à un prix compétitif.

Jean-Paul Richalet est aussi

Professeur émérite de Physiologie  à l’Université Paris 13

DU de Médecine de Montagne

Chercheur au sein d’un laboratoire de recherche, actuellement unité INSERM U1272 (Hypoxie et poumon), où il a développé des études cliniques et expérimentales sur les effets de l’hypoxie.

Médecin auprès de

L’INSEP (institut nationale du sport, de l’expertise et de la performance) : Au sein du pole médical de l’INSEP, Jean-Paul Richalet réalise des tests d’effort en hypoxie pour la prévention des accidents liés à la haute altitude.

Voir un film de l'INSEP

Le test d'effort en hypoxie

Créateur et animateur de

L’ARPE (Association pour la Recherche en Physiologie de l’Environnement), qui a développé depuis les années 80 un réseau attaché à développer la prévention des accidents et maladies provoquées par la haute altitude, en particulier à l’aide d’une brochure grand public « Santé et Altitude » disponible sur le site de l’association :

la brochure grand public Santé et Altitude

Jean Paul Richalet

Co-Auteur de

Médecine de montagne

Voir le descriptif de l’ouvrage et découvrir en accès libre le chapitre 11 La consultation de médecine de montagne

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