Grands thèmes sanitaires et sociaux 2020 2021

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Nous vous proposons de découvrir le chapitre 20 la famille de la partie 3 Grands thèmes sociaux de l'ouvrage Le grand livre - 2020-2021 - Grands thèmes sanitaires et sociaux- Filières paramédicales

La famille

CE QU'IL FAUT SAVOIR

Il est difficile d'en parler objectivement en raison du vécu personnel de chacun, mais aussi parce que la famille, en tant qu'agent essentiel de socialisation, est la base de notre société et donc souvent un enjeu politique. Pour certains, elle est bonne, car elle assure la transmission des valeurs traditionnelles ; pour d'autres, elle est néfaste, car elle perpétue la transmission des inégalités sociales.

Définitions

  • Pour le sociologue, le terme de famille désigne tantôt des gens « liés par le sang et essentiellement alliés » (oncles, tantes, grands-parents, cousins) : on parle alors de famille au sens large ; tantôt « un groupe de gens qui vivent dans un même foyer, généralement les parents et les enfants » : on parle alors de famille restreinte.
  • Pour les statisticiens, la famille correspond à un groupe d'au moins deux personnes vivant dans un même foyer, alors qu'un ménage correspond aux occupants d'un logement (ce peut être une personne seule).
A lire aussi : Concours AS/AP épreuve orale un extrait de l'ouvrage CONCOURS AIDE-SOIGNANT ET AUXILIAIRE DE PUÉRICULTURE - ÉPREUVE ORALE - IFAS/IFAP 2019-2020'

Données statistiques (2018)

  • 758 000 naissances (–1,2 % par rapport à 2017).
  • 235 000 mariages ( + 0,4 %), dont 6 000 mariages homosexuels (–16,6 %).
  • 128 000 divorces (chiffres 2016).
  • 193 900 Pacs conclus, dont 7 300 entre personnes de même sexe (chiffres 2017).

Descriptif

► Les fonctions de la famille

  • Une fonction de reproduction, primordiale quand la production de biens était nécessaire à la survie, mais qui est aujourd'hui mineure.
  • Une fonction de protection : les parents sont responsables de la garde et de l'entretien des enfants (ils doivent subvenir à leurs besoins essentiels) et doivent leur assurer un équilibre psychologique grâce à la qualité des relations avec eux et dans le couple.
  • Une fonction de socialisation : c'est la famille qui permet donc la bonne intégration sociale de l'enfant en lui faisant acquérir les normes de pensée et de comportement propres à notre culture, et en lui transmettant un capital culturel, au travers de discussions ou d'activités.
  • Une fonction économique : la famille, du fait de la hausse du travail féminin, est de moins en moins productrice de biens, alors qu'on y consomme de plus en plus.
À noter
L'entraide générationnelle reste vivace et multiforme : les enfants aident leurs parents devenus dépendants, et les plus âgés aident leurs enfants et petits-enfants.
À noter
Les biens se transmettent davantage sous forme de donations et moins par héritage du fait de l'allongement de la
durée de vie.

► Le nouveau visage de la famille


Ses mutations

La famille a beaucoup évolué en quelques décennies , si bien qu'on a parfois parlé de « crise de la famille ».

  • On se marie de moins en moins (voir entraînements 2 et 3 ci-après) et de plus en plus tard (l'engagement mutuel repose davantage sur l'amour ou l'enfant, et le mariage est souvent jugé comme portant
    atteinte aux libertés individuelles, difficile à rompre et inutile).
À noter
L'âge moyen au premier mariage : 31,4 ans pour les femmes et 33 ans pour les hommes.
  • Le nombre de Pacs conclus augmente continuellement depuis 2002 (voir ci-après).
  • La natalité est en légère baisse depuis 2010 (voir chapitre 19, « Démographie mondiale et démographie française » ) et l'âge moyen de la maternité (30,6 ans) s'accroît (voir entraînement chapitre 25, « Contraception et interruption de grossesse » ). Les naissances hors mariage sont devenues majoritaires (59,9 % des naissances), la reconnaissance paternelle étant la règle.
  • La famille est devenue « nucléaire », souvent réduite au père, à la mère et à leurs enfants du fait de l'éloignement géographique fréquent des grands-parents. Le nombre de couples sans enfant progresse et les familles de trois enfants ou plus sont de moins en moins nombreuses.
  • Les relations familiales se sont modifiées : la mère travaille très souvent, ce qui lui donne une certaine autonomie et lui permet de contribuer aux charges financières du ménage ; l'homme participe un peu plus aux soins et à l'éducation des enfants ; l'éducation est plus permissive, avec une plus grande autonomie de chacun et plus d'ouverture aux autres.
À noter
On vit plus tard chez ses parents : prolongation des études, difficultés d'emploi et de logement.
  • Le divorce s'est banalisé puisqu'il concerne aujourd'hui un mariage sur deux et touche tous les milieux (moindre stigmatisation, exigences plus grandes à l'égard du couple, émancipation des femmes). Il est plus fréquent en milieu urbain et plus rare dans les régions à forte tradition catholique (Bretagne) ou marquées par le mode de vie rural (Limousin).


Les conséquences

Il n'y a plus aujourd'hui un modèle unique de famille, mais des modèles familiaux ( fig. 20.1 ).

  • La famille traditionnelle (un couple avec ou sans enfant) reste encore le modèle dominant (51 % des familles), mais les familles monoparentales sont plus nombreuses, de même que les familles recomposées.
  • Les couples homosexuels, surtout des couples lesbiens, sont peu nombreux (100 000 en 2011). Il y aurait entre 24 000 et 40 000 enfants vivant dans une famille homoparentale, la plupart étant nés avant la formation de l'union actuelle.

FIG. 20.1. Ménages selon la structure familiale en 2015 (en %).
Source : Insee.

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► La politique familiale


C'est le Haut Conseil de la famille qui en définit les objectifs essentiels : encouragement de la natalité en compensant les
charges financières des familles et en aidant à concilier vie familiale et vie professionnelle, promotion de la famille en s'adaptant à l'évolution des moeurs, aide aux familles les plus modestes et soutien à la parentalité.

À noter
Les prestations famille-enfant représentent 2,5 % du PIB, légèrement au-dessus de la moyenne européenne.

Les prestations familiales

Ces aides financières sont versées par les caisses d'allocations familiales (Caf) ( tableau 20.1).

LA FAMILLE CONCOURS PARAMEDICAUX

D'autres actions en faveur des familles

  • Les familles bénéficient de réductions d'impôts et d'avantages retraite : mécanisme du quotient familial, réductions d'impôt pour frais de scolarisation, crédit d'impôt pour frais de garde de jeunes enfants, bonification de 10 % de la pension de retraite pour ceux ayant élevé au moins 3 enfants, et majoration de durée d'assurance vieillesse de 2 ans par enfant.
  • L'assurance maladie finance le congé de maternité et les départements ont la charge de l'Aide sociale à l'enfance (ASE) (voir chapitre 21, « Le dispositif de protection de l'enfant » ).
  • Des interventions en faveur de la petite enfance permettent aux parents de mieux concilier vie familiale et vie professionnelle (modes de garde pour les jeunes enfants et congé parental (voir chapitre 21 , et chapitre 24, « Les inégalités hommes-femmes » ).

► Les évolutions récentes du droit de la famille

L'instauration du Pacte civil de solidarité (Pacs) en 1999

Cette forme d'union donne un statut légal aux couples non mariés (hétérosexuels ou homosexuels), leur permettant ainsi d'organiser la vie courante grâce à la signature d'un contrat enregistré par un tribunal d'instance. Le régime de séparation des biens est la règle, les partenaires se devant une aide matérielle et étant solidaires des dettes. Le Pacs offre les mêmes protections que le mariage, mais pas en matière de décès (sauf testament, le partenaire survivant n'a droit à rien dans la succession) ou de retraite (pas de droit à une pension de réversion).

À noter
Un couple simplement pacsé ne peut pas adopter conjointement un enfant.

La réforme du divorce du 26 mai 2004

Elle a simplifié et pacifié le divorce, entraînant une forte progression des divorces par consentement mutuel et une forte diminution des divorces pour faute ( fig. 20.2 ).

  • Le divorce par consentement mutuel est prononcé par le juge aux affaires familiales (JAF) à l'issue d'une seule audience.
  • Le divorce « par acceptation du principe de la rupture du mariage » repose sur un simple accord des parties, sans considération des fautes à l'origine de la séparation.
  • Le divorce pour faute n'intervient plus qu'en cas de violation grave des obligations du mariage (violences conjugales, par exemple). Un époux divorcé à ses torts exclusifs n'est plus systématiquement privé de prestation compensatoire, et les héritiers du débiteur de celle-ci ne sont tenus à la payer que dans la limite de la succession.
  • Le divorce pour « altération définitive du lien conjugal » peut être engagé par la volonté d'un seul conjoint après 2 ans de suspension de la communauté de vie. Le demandeur n'a plus à s'acquitter du devoir de secours, mais peut avoir à verser une prestation compensatoire

FIG. 20.2. Répartition des divorces prononcés en 2015.
Source : ministère de la Justice.

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■ La loi du 17 mars 2013 ouvrant le mariage aux couples de même sexe

Cette loi, dite loi Taubira, autorise le mariage homosexuel et permet donc de fait l'adoption conjointe d'un enfant par les
deux époux ou l'adoption de l'enfant du conjoint (ce qui peut permettre de régulariser la situation des enfants conçus illégalement par AMP à l'étranger). Par contre, l'accès à l'AMP reste interdit aux couples de même sexe (voir chapitre 17,
« L'assistance médicale à la procréation » ).

À noter
L'accès des couples de même sexe à l'adoption internationale reste très théorique (voir chapitre 23, « L'adoption » ).

Des mesures pour favoriser les liens père-enfant et la coparentalité

  • Congé de paternité et d'accueil de l'enfant (en plus du congé de naissance de 3 jours) : la personne vivant avec la mère peut cesser de travailler pendant 11 jours (18 en cas de naissances multiples) à la naissance de l'enfant ou dans les 4 mois qui suivent, tout en percevant la totalité de son salaire.
  • En cas de divorce :
    – aides au parent divorcé n'ayant pas la garde de l'enfant
    : accès au logement social plus aisé (l'enfant est quand même considéré comme à sa charge), inscription de l'enfant sur la Sécurité sociale de ses deux parents, obligation pour les établissements scolaires d'envoyer les bulletins scolaires aux deux parents ;
    résidence alternée, qui peut être accordée par le JAF aux parents séparés qui en font la demande (voir entraînement 1 chapitre 21, « Le dispositif de protection de l'enfant » ).

Les problèmes


► Une baisse de la natalité


Le constat

Le nombre de naissances ne cesse de baisser depuis 2015 (–2 % en 2017), ce qui contribue, avec la hausse de la mortalité, à une diminution du taux de croissance naturel de la population devenu historiquement bas.

Les causes

Deux facteurs expliquent cette évolution :

  • la diminution du nombre de femmes en âge de procréer ;
  • la baisse du taux de fécondité, les femmes de 25 à 34 ans étant les plus concernées (voir entraînement 2 chapitre 19, « Démographie mondiale et démographie française » ).

Les conséquences

La baisse du nombre de naissances couplée à une augmentation de la mortalité (arrivée à l'âge de la mort des générations du baby-boom ) entraîne une diminution du solde naturel, au plus bas depuis 1945.

Ce ralentissement de la croissance démographique pourrait devenir inquiétant s'il se poursuivait, car il menacerait la croissance économique et la pérennité de notre système de retraite financé par les jeunes générations.


► Des divorces nombreux

■ Des enfants et des parents qui souffrent

  • Même si la résidence alternée progresse, les enfants sont la plupart du temps confiés à l'un des parents (la mère le plus souvent), l'autre conservant un droit de visite et d'hébergement.Cet état de fait pénalise les femmes, obligées d'abandonner leurs espérances professionnelles, et les pères contraints de verser une pension alimentaire et de n'être que des pères à temps partiel alors qu'ils s'impliquent de plus en plus dans les tâches liées à l'enfant.
À noter
La résidence alternée concerne 17 % des enfants de parents séparés.
  • Les enfants subissent le divorce (et parfois le remariage) de leurs parents, surtout en cas de conflit ou si l'enfant est coupé de l'un d'entre eux, et peuvent présenter des troubles : anxiété, insomnie, repli sur soi, échec scolaire ou, plus rarement, alcoolisme, délinquance, toxicomanie, suicide. Pourtant, les craintes que suscite le divorce sont à relativiser : la souffrance s'estompe avec le temps, certains enfants vivent le divorce comme un soulagement, d'autres y gagnent en autonomie ou en surinvestissement scolaire.
  • Les tribunaux et les greffes sont débordés : les juges aux affaires familiales, qui ont à traiter chaque année 60 000 à 70 000 divorces par consentement mutuel, ne peuvent consacrer aux audiences de tels divorces que 8 minutes en moyenne et se contentent dans la grande majorité des cas d'homologuer l'accord conclu entre les deux époux.

Des familles monoparentales en situation de pauvreté

Après un divorce, les mieux dotés économiquement et culturellement réorganisent facilement leur vie matérielle (entraide familiale, emploi bien rémunéré), mais la monoparentalité est souvent synonyme de précarité et de pauvreté (absence d'emploi ou faibles revenus, pension alimentaire faible et souvent versée irrégulièrement, frais de garde et de logement pour l'enfant, isolement familial et social).

À noter
34,9 % des familles monoparentales vivent sous le seuil de pauvreté.


► Des familles qui démissionnent

De plus en plus de familles n'assument plus leur rôle éducatif, qu'elles délèguent à la crèche ou à l'école. Cette carence éducative est à l'origine du mal-être d'un nombre croissant d'adolescents (voir chapitre 2, « L'état sanitaire des Français » ).

  • Ce sont surtout des familles en difficulté :
    – monoparentales, où le père est absent et où la mère a du mal à concilier vie personnelle, vie professionnelle et éducation des enfants ;
    – en situation de grande précarité ou de pauvreté, déstabilisées par leurs problèmes financiers,
    qui ont peu de temps pour s'occuper de leurs enfants et qui, quand elles sont d'origine étrangère, peinent à se situer entre normes françaises et coutumes ;
    – vivant dans des quartiers marqués par la ségrégation sociale et ethnique, l'exclusion et la stigmatisation (voir chapitre 34, « Les banlieues (ou quartiers en difficulté) » ).
  • Parfois, il s'agit de familles dans lesquelles l'enfant est roi. On ne lui interdit rien, on comble tous ses désirs, on ne lui apprend pas à tenir compte des autres.

► L'homoparentalité qui fait encore débat

  • Opposants et partisans de la loi Taubira s'affrontent encore, même si l'on constate que les familles homoparentales sont mieux acceptées.
  • Certains manifestent pour obtenir son abrogation ou pour que soit supprimé le droit d'adopter pour les couples de même sexe, ou interdite l'adoption par le second parent d'un enfant conçu à l'étranger grâce à une aide médicale à la procréation illégale, de même que son inscription à l'état civil en cas de gestation pour autrui (reconnaissance indirecte du droit à l'AMP) (voir entraînement 1 ci-après)
À noter
Selon un sondage IFOP réalisé en septembre 2016, un couple homosexuel constitue une famille à part entière pour 63 % des Français.

► Une montée de la solitude

Selon une enquête réalisée en 2014, 1 Français sur 8 vit seul. La solitude s'aggrave , touchant surtout les plus de 75 ans habitant dans les grandes villes (dépendance, maladie, affaiblissement des réseaux de proximité – famille, voisins, amis), mais aussi les 18–29 ans (jusque-là épargnés) et les moins de 40 ans (montée du chômage et de la pauvreté, facteurs d'exclusion sociale).
Les conséquences sont :

  • individuelles : l'isolement affecte le moral (sentiment d'exclusion, perte de l'estime de soi, angoisse pouvant conduire à l'auto-enfermement, voire au suicide) et nuit à la santé physique ;
  • socio-économiques :
    – affaiblissement de la cohésion sociale,

    – besoin accru de logements, de services à la personne et de loisirs adaptés,
    – nouvelles opportunités pour les entreprises (développement du marché des plats préparés individuels, des voitures de petite taille, des loisirs pour célibataires, des sites de rencontre sur Internet, etc.).

► Les faiblesses de la politique familiale

  • L'insuffisance et l'inégale répartition de l'offre de garde pour les jeunes enfants, portant atteinte au libre choix des familles (voir chapitre 21, « Le dispositif de protection de l'enfant » ).
  • Les inégalités hommes-femmes du fait :
    – du manque de modes de garde des jeunes enfants ;
    – du congé de paternité jugé trop court et mal rémunéré ;
    – du congé parental qui reste l'apanage des femmes peu qualifiées en situation de précarité, qu'il incite à se retirer du marché du travail (voir chapitre 24, « Les inégalités hommes-femmes » ).
À noter
Le congé de paternité n'est pris que par 7 pères sur 10.
  • Le creusement des déficits ayant conduit le gouvernement Hollande à restreindre les prestations familiales aux ménages les plus aisés : baisse du plafond du quotient familial, modulation des allocations familiales, de la prestation d'accueil du jeune enfant (Paje), du complément de libre choix du mode de garde (CMG) en fonction des revenus.

Les remèdes

► La poursuite d'une politique familiale

Les mesures les plus récentes figurent dans les lois de financement de la Sécurité sociale 2018 et 2019.

  • Des aides centrées sur les plus modestes, ce qui permet de concilier impératifs budgétaires (équilibre de la branche famille) et souci de justice sociale :
    – revalorisation du montant majoré du complément familial ;
    – alignement à partir du 1er avril 2018 des conditions de ressources et des montants de l'allocation de base de la prestation d'accueil du jeune enfant (Paje) et du complément familial pour les nouveaux bénéficiaires (cette nouvelle réforme de la Paje devrait impacter les classes moyennes).
À noter
Les allocations familiales ne devraient être revalorisées que de 0,3 % en avril 2019 (moins que l'inflation).
  • Un soutien aux familles monoparentales :
    – majoration de 30 % du montant du CMG pour les familles monoparentales sur les gardes d'enfants réalisées à compter du 1er octobre 2018 ;
    – revalorisation de l'allocation de soutien familial avec dispositif de garantie contre les pensions impayées (lorsqu'un parent ne verse pas la pension alimentaire due à ses enfants, l'autre parent peut demander à sa Caf de se charger du recouvrement de la pension) ;
    – ouverture de crèches à vocation d'insertion sociale pour favoriser l'emploi des mères seules.
  • Des actions pour permettre de concilier vie professionnelle et vie familiale et assurer davantage d'égalité hommes-femmes :
    – aides à la garde des jeunes enfants (voir chapitre 21, « Le dispositif de protection de l'enfant » ) ;
    – réforme éventuelle du congé parental (voir chapitre 24, « Les inégalités hommes-femmes » ) et du congé de paternité (voir chapitre 21, « Le dispositif de protection de l'enfant » ).
  • Une stratégie nationale de soutien à la parentalité 2018–2022 pour accompagner les parents dans leurs responsabilités d'éducation et de soin à tous les âges de la vie de leur enfant : meilleure visibilité des services existants, développement des relais parentaux, aide lors des situations de conflits pour préserver les liens familiaux, amélioration des relations entre familles et écoles, etc.

► La loi de modernisation de la justice du XXIe  siècle du18 novembre 2016


Elle a supprimé le passage devant le juge des époux divorçant par consentement mutuel.
Ces derniers, assistés de leurs avocats, négocieront la convention de séparation qui sera ensuite enregistrée chez un notaire.

  • Ses objectifs :
    – simplifier cette procédure de divorce (la plus fréquente) ;
    désengorger les greffes et alléger le travail des juges.
  • Ses inconvénients :
    la disparition d'un tiers neutre chargé de veiller à l'équilibre de l'accord conclu entre les époux et au respect des droits des enfants ;
    – l'augmentation du coût de la procédure (obligation pour chacun d'avoir un avocat).
À noter
Le JAF pouvait par exemple s'assurer que l'enfant avait été informé de son droit à demander à être entendu, qu'une fratrie n'était pas séparée ou qu'une femme victime de violences ne bradait pas ses droits pour
pouvoir divorcer.

► Une révision de la loi de bioéthique en 2019

Celle-ci pourrait ouvrir l'assistance médicale à la procréation aux couples de femmes ou aux femmes célibataires, et autoriser l'autoconservation préventive des ovocytes pour préserver la capacité reproductive des femmes au-delà de 35 ans (voir chapitre 17, « L'assistance médicale à la procréation » ).

S'ENTRAÎNER

Épreuve orale 1
QUESTION

La France, en légalisant en 2013 le mariage des couples de même sexe, a donné une reconnaissance légale aux familles homoparentales. Pourtant, la loi Taubira est encore contestée par certains, même si l'on constate une meilleure acceptation des familles homoparentales. Présentez les arguments des détracteurs et des partisans de l'homoparentalité.

CORRIGÉ

Épreuve orale 2
QUESTION

Depuis les années 1970, on assiste à une baisse du nombre de mariages. Pourtant, le recul de cette institution ne s'accompagne pas de sa disparition puisque trois couples sur quatre sont mariés. Alors comment les couples mariés justifient-ils ce choix du mariage comme moyen pour officialiser leur union ?

CORRIGÉ

Épreuve orale 3
QUESTION

Aujourd'hui, les mariages sont beaucoup plus festifs et avant tout centrés sur le couple (pas sur les familles). Les mariés s'impliquent un an, voire plus, dans la préparation de leurs noces qui doivent être impeccables et montrer à tous le couple idéal qu'ils pensent être ou auquel ils aspirent. Commentez.

CORRIGÉ

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© 2019, Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés

L’auteure
Marie-Christine Denoyer
est docteure en médecine, ex-professeure de sciences et techniques médico-sociales, ex-enseignante en classe préparatoire aux concours IFSI, AS et AP.

le GRAND LIVRE Grands thèmes sanitaires et sociaux
Filières paramédicales
Marie-Christine Denoyer
ISBN: 9782294765254
Paru le 14 août 2019

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