Prévention de la diarrhée du voyageur

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Prévention de la diarrhée du voyageur

Nous vous proposons de découvrir le chapitre 5 de l'ouvrage Médecine des voyages et tropicale

Médecine des voyages et tropicale

La diarrhée du voyageur touche en moyenne presque un voyageur sur deux (40 %). Ses aspects épidémiologiques sont abordés dans la fi che maladie ( cf. p. 134 ). Sa prévention est diffi cile. Elle repose en premier lieu sur le lavage des mains (avant les repas, après le passage aux toilettes et le plus souvent possible dans la journée) au savon ou avec des solutions hydroalcooliques. Les précautions alimentaires (dont l’effi cacité n’a jamais été prouvée !) peuvent être simplifiées en disant aux voyageurs que tout ce qui est cuit et servi brûlant (température > 65 °C) n’est pas à risque, que les aliments solides sont en général plus à risque que l’eau et que les hôtels « internationaux » ne sont pas par principe moins à risque que les restaurants de rue où l’on sert une nourriture cuisinée en extemporané et servie chaude ( tableau 5.1).

Tableau 5.1 . Classifi cation des aliments en fonction de leur risque de transmission d’une diarrhée du voyageur.

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Pour la désinfection de l’eau, on recommande les produits de nouvelle génération (Aquatabs®, Micropure Forte®) ou mieux, la filtration mécanique sur céramique, très efficace, existant maintenant avec des dispositifs individuels (système Katadyn®). Dans quelques rares cas où, soit la survenue d’une diarrhée peut décompenser un état fragilisé (facteurs de risque potentiels : tableau 5.2), soit le voyageur ne peut pas se permettre une « indisposition » (signature de contrat, conférence, etc.), une quinolone prophylactique (1 cp./j) pendant la durée du séjour et 2 jours après le retour peut se justifier à condition que le séjour soit bref (15 jours maximum). Le risque de sélection de bactéries multirésistantes dont on a récemment démontré l’importance doit être pris en compte pour ce choix. Une alternative, plus séduisante en termes de limitation de risques iatrogènes, mais non validée, serait de proposer un traitement en monoprise dès la première selle diarrhéique.

Tableau 5.2 . Facteurs de gravité dans la diarrhée du voyageur.

© 2019 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.

Vous venez de décourvir un chapitre de l'ouvrage Médecine des voyages et tropicale. Médecine des migrants, coordonné par Olivier Bouchaud.

O. Bouchaud est Coordinateur Professeur des universités – médecin des hôpitaux Service des maladies infectieuses et tropicales Hôpital Avicenne et Université Paris-XIII Bobigny

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