Savoirs et pratiques

la culture à l’hôpital

Projet d’établissement

Culture et prise en charge globale des patients

Yann Bubien, Directeur général du CHU d’Angers, CHU d’Angers, 4, rue Larrey, 49100 Angers, France YaBubien@chu-angers.fr

Résumé

La culture à l’hôpital fait l’objet, depuis 1999, d’un programme national. Cela participe à la prise en charge globale des patients au sein des services de soins, laquelle ne se limite pas à des soins techniques. Différents intervenants sont alors engagés: professionnels hospitaliers, usagers, artistes, représentants de la société civile. Les cadres de santé sont les premiers acteurs de la gestion des projets culturels. La culture à l’hôpital apporte du rêve et de la poésie, décale les regards et participe à l’amélioration de l’environnement hospitalier pour tous.

Mots clés: cadre de santé, culture, hôpital, patient, projet d’établissement

Culture and global patient management. Since 1999, culture in hospitals has formed part of a national programme reflecting the fact that global patient management within care units is not limited to technical care procedures. Different players are involved including hospital professionals, users, artists and representatives of civil society. Healthcare managers are the key players in the management of cultural projects. Culture brings dreams and poetry into hospitals, provides a distraction and helps to improve the hospital environment for everyone.

Keywords: culture, healthcare manager, hospital, patient, hospital’s project

Plan

Une dimension intégrée au projet d’établissement

Une stratégie durable

Une vision innovante

Une prise en charge globale

Un travail ensemble

Une réponse collégiale

Conclusion

Pour certains, « il peut paraître futile de parler de culture à l’hôpital alors que ce dernier subit depuis quelques années des restrictions budgétaires. Trop souvent, culture et hôpital sont envisagés de manière parcellaire, voire antinomique, ce qui empêche toute vision globale. Créer une véritable politique culturelle hospitalière suppose de réconcilier l’art, le patrimoine et les cultures professionnelles  » [1]. C’est ainsi que depuis de nombreuses années, les établissements de santé ouvrent leurs portes aux artistes et aux acteurs culturels.

Cette démarche existe dans une diversité d’établissements de santé et s’inscrit finalement dans une tradition très ancienne. La présence artistique a accompagné toute l’histoire de l’institution hospitalière. Depuis des siècles, des artistes ont créé des œuvres pour accompagner le quotidien de ceux qui se retrouvaient au sein d’un établissement de santé. Elles pouvaient entrer en écho avec leur propre rapport à la maladie et à la guérison1 , pour eux-mêmes ou pour leurs proches. Aujourd’hui, des artistes créent encore des œuvres à partir de leur expérience d’usager [2] des institutions; à partir de rencontres qu’ils ont pu faire en milieu hospitalier avec des professionnels de santé et des usagers (rencontres, résidences, etc.) ou pour l’environnement hospitalier2  dans le cadre des projets “Culture et Santé” [3]. On peut d’ailleurs constater que l’évolution au cours des dernières années est triple du fait de :

  • La formalisation de ces démarches dans les projets d’établissement des institutions hospitalières
  • La diversité des expérimentations culturelles engagées en milieu de santé
  • Leur dimension citoyenne en écho à la continuité du parcours du patient (amont/aval de l’hospitalisation) et au souhait de développer une participation active du patient dans le parcours de soins

Ainsi, depuis 1999, le ministère en charge de la Santé et celui de la Culture et de la Communication portent conjointement un programme national “Culture et Santé” [3] dont l’objectif est d’inciter les responsables d’établissements de santé et les acteurs culturels à construire ensemble, une politique culturelle inscrite dans le projet d’établissement de chaque hôpital. Ce programme a été réaffirmé au niveau national en 2010, pour être étendu aux établissements médico-sociaux.

Un projet culturel hospitalier doit d’abord être porté institutionnellement, de façon explicite dans le projet d’établissement, au service de la communauté hospitalière. Pour exister et s’incarner au quotidien, il se décline ensuite au sein de l’établissement, en participant à la prise en charge globale des patients au sein des services de soins. Les premiers acteurs de la gestion des projets culturels sont alors les cadres de santé, acteurs incontournables des projets transversaux, qui les coordonnent et les mettent en œuvre en partenariat avec les professionnels culturels du territoire. Ces projets mobilisent alors chez les cadres de santé des compétences managériales, pour que la nature des relations développées entre équipes hospitalières, patients, proches de patients et partenaire culturel ou intervenant artistique permette au projet de se développer dans les meilleures conditions possibles, dans le respect des objectifs définis conjointement pour le projet.

Une dimension intégrée au projet d’établissement

Les projets culturels doivent être inscrits dans une politique culturelle portée par l’établissement. Cette dimension institutionnelle est d’abord fondée en droit, en application de l’article L.6114-3 du Code de la santé publique [4]3  : les contrats pluriannuels d’objectifs et de moyens (CPOM) doivent comporter un volet social et culturel. Les établissements de santé peuvent inscrire en conséquence, dans leur projet d’établissement, un volet permettant de définir une politique culturelle, ses objectifs et ses modalités de mise en œuvre.

Par exemple, au CHU d’Angers, le projet d’établissement comporte un volet culturel depuis 2005 qui a été réaffirmé et enrichi à l’occasion du nouveau projet d’établissement 2014-2018. Il repose sur quatre axes : l’amélioration de l’espace et du temps hospitalier, l’ouverture de l’hôpital sur la cité, la valorisation de l’histoire de l’hôpital et de son évolution, et l’implication du personnel hospitalier afin d’accompagner les mutations de l’hôpital par des outils culturels [5]. Pour faire sens, la politique culturelle doit être intégrée à la stratégie de l’établissement hospitalier et adaptée aux attentes des usagers. Son inscription dans le projet d’établissement permet de l’envisager en synergie avec les autres projets de l’hôpital (projet immobilier, projet médical, projet de soins, etc.) au service des patients et de la communauté hospitalière.

Le portage institutionnel inscrit les projets culturels en milieu hospitalier dans:

  • Une approche transversale, nécessitant la coopération indispensable d’une diversité de professionnels hospitaliers, à l’échelle d’un service, mais également de l’établissement (direction des soins, direction des affaires médicales, direction des travaux et services techniques, etc.)
  • Une approche territoriale, par le biais de partenariats avec des acteurs culturels du territoire local ou régional de différents champs culturels, dans une continuité entre l’espace hospitalier et celui de la cité
  • Une approche citoyenne, au service des usagers, pour que chacun puisse exercer ses droits de citoyen dans l’accès à la culture au quotidien : découverte d’un champ artistique, poursuite de pratiques culturelles, etc

Une stratégie durable

L’inscription dans la stratégie de l’établissement engage le projet culturel dans la durée, au-delà de l’implication individuelle des professionnels hospitaliers qui ont initié les projets (médecins, cadres de santé, directeurs, etc.). Il en permet l’appropriation par un plus grand nombre de professionnels hospitaliers, voire par l’ensemble de la communauté hospitalière. Il est, par ailleurs, garant de la légitimité des actions engagées à partir du moment où elles respectent les objectifs et le cadre d’intervention tels qu’ils ont été définis dans le volet culturel du projet d’établissement. Enfin, il invite à une évaluation périodique de la politique culturelle mise en œuvre pour qu’elle reste toujours cohérente avec l’évolution du projet médical et du projet de soins de l’établissement.

Le portage institutionnel peut se matérialiser également par:

  • La nomination au sein de la direction générale d’un référent pour ces projets,
  • L’identification d’un budget dédié à servir de levier pour la mise en œuvre de la politique culturelle avec une démarche active de recherche de mécénat,
  • La création d’une commission culture à l’échelle de l’établissement.

Ainsi, le CHU de Bordeaux a créé en mars 2015 une commission culture «  composée d’une vingtaine de professionnels de différents pôles et corps de métiers (médecins, cadres de santé, infirmiers, aides-soignants, techniciens, directeurs…). Sa mission est de permettre d’associer les professionnels à l’élaboration des projets culturels en favorisant l’expression des besoins et attentes des services et en s’appuyant sur les compétences et le regard de chacun. Cette commission se réunit deux à trois fois par an  » [6]. En décembre 2015, le CHU d’Angers a également créé une commission culture.

Initier et porter un projet culturel en milieu hospitalier, c’est faire le choix de moments qui favorisent le décloisonnement, l’échange et la relation à l’autre. Il s’agit avant tout d’une démarche citoyenne d’inscription dans le territoire pour un établissement hospitalier. Cet accès à la culture et à l’art proposé aux usagers et aux professionnels hospitaliers participe à l’amélioration de l’environnement hospitalier pour tous. Il contribue à un nouveau mode relationnel entre l’institution, ses professionnels et ses usagers. [7].

Certains moments de transition dans la vie d’un hôpital se prêtent particulièrement au souhait d’associer artistes et acteurs culturels à l’écriture d’un récit hospitalier commun et à sa matérialisation sous une forme artistique. Ainsi, à l’occasion du déménagement du CHU de Dijon du site de l’ancien hôpital général vers celui du nouveau bâtiment Bocage central, la direction de l’établissement a souhaité garder la trace de ce passage et en témoigner. Des ateliers culturels ont été proposés aux agents au nom d’une envie commune de s’inscrire autrement dans ce «  rite de passage  » [8]. Une dimension de la politique culturelle peut être l’implication des personnels hospitaliers sous différentes formes, qu’ils soient chefs de projet, accompagnateurs ou destinataires premiers du projet culturel.

Une vision innovante

S’engager dans une démarche culturelle en milieu hospitalier suppose de dépasser les a priori, d’adopter une attitude d’ouverture et d’accepter qu’un déplacement des regards, voire des représentations, puisse avoir lieu entre les différentes parties engagées (professionnels hospitaliers, usagers, artistes, représentants de la société civile). Or, ces approches sont finalement déjà dans l’ADN hospitalier: elles renvoient aux démarches de recherche et d’innovation qui fondent les pratiques professionnelles des communautés médicales et paramédicales dans les CHU.

Au sein des Hôpitaux universitaires de Strasbourg, un service de la direction générale, la Fabrique de l’hospitalité [9], a pour objet de favoriser la co-création des agents hospitaliers et des usagers afin d’améliorer la prise en soins des patients et de leurs proches avec des outils issus des sciences humaines, de la création en général et du design en particulier. Elle est une plate-forme de collaboration entre les Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS) et de nombreux partenaires autour des mêmes objectifs d’amélioration des espaces et du temps vécu à l’hôpital. Pour chacun, le rôle de l’hôpital public est d’être un maillon incontournable dans la chaîne du parcours de soins du patient, entre l’institution hospitalière et la cité.

Les établissements culturels et les collectivités locales sont des partenaires de premier plan pour le développement de projets culturels à l’hôpital. La qualité de ces partenariats permet de faire un écho, tout au long de l’année, aux programmations culturelles proposées aux citoyens d’un territoire donné. Un conventionnement avec une ville ou une communauté de communes peut permettre d’envisager au sein de l’hôpital ces prolongements. Le CHU d’Angers bénéficie d’un conventionnement pluriannuel avec la ville d’Angers et l’ensemble de ses services culturels, régulièrement activé et élargi.

Ainsi, les projets culturels permettent d’affirmer différemment l’inclusion de l’hôpital dans son territoire, dans une dimension citoyenne, en plaçant le patient au cœur de la démarche. Les Journées du patrimoine peuvent alors être un moment dans l’année où il est possible de proposer au grand public de découvrir différemment et de mieux comprendre le fonctionnement de l’organisation hospitalière.

Ainsi, à l’heure où les collectivités locales prennent de plus en plus en compte les besoins culturels des personnes isolées, l’établissement hospitalier peut jouer un rôle de relais d’information auprès des publics hospitalisés concernant cette offre. À titre d’exemples, de plus en plus de bibliothèques municipales développent un service de portage de livre à domicile et le temps d’hospitalisation peut être un moment de repérage de ces nouveaux besoins et d’information des usagers. Quand un cadre de santé accompagne un patient dans la définition de son projet de retour à domicile, cette dimension peut venir trouver sa place dans la prise en charge globale du patient, en lien avec le service de portage de livre au chevet du patient s’il a été mis en place en sein de l’établissement de santé.

Une prise en charge globale

« Complémentaires du projet de soin, inscrits dans un service, [les projets culturels] créent d’autres modes de relations avec les patients et concourent ainsi à une prise en charge globale. Ils viennent souvent soutenir les professionnels de santé qui accordent de l’importance à la dimension relationnelle du soin et contribuent à décloisonner notre institution  », d’après Philippe Vigouroux, directeur général du CHU de Bordeaux [6, 10].

Alors, dans quelles conditions, les projets culturels peuvent-ils participer à ce processus de prise en charge globale du patient ? C’est grâce à leur connaissance du système de soins sur le territoire que les cadres de santé sont les premiers acteurs de la prise en charge globale du patient, en lien avec l’amont et l’aval de l’hospitalisation. Pendant l’hospitalisation, ils font le lien entre le patient et ses proches.

La particularité des projets “culture et santé” en milieu hospitalier réside dans leur dimension de gestion de projet et dans leur lien avec des acteurs extérieurs à l’univers hospitalier contrairement à deux autres types d’actions, également intégrées au quotidien hospitalier qui considèrent l’art comme un moyen du soin ou du projet éducatif : l’art-thérapie et les animations. Les projets culturels sont co-construits en partenariat avec les acteurs culturels du territoire et favorisent l’intervention en milieu hospitalier de professionnels du champ culturel et artistique4 .

Responsables des projets transversaux, les cadres de santé sont également les premiers interlocuteurs des acteurs culturels. Ils assurent la gestion de projet, depuis l’identification des objectifs du projet culturel et de leur mise en cohérence collective avec le projet soignant et médical de leur service jusqu’à la mise en œuvre pratique de la rencontre entre patients et entourage, intervenant artistique et équipe soignante, et l’évaluation du projet. Ainsi, il appartient aux cadres de santé de créer l’écosystème favorable pour que les interventions artistiques soient en synergie et cohérence avec le projet de soins du service [11]. Ils doivent le maintenir en équilibre tout au long du projet en fonction des évolutions du quotidien du service : instaurer un climat de confiance où chacun est dans son rôle et dans le respect de celui d’autrui.

Les pratiques professionnelles des artistes et des soignants diffèrent et la première étape dans ces projets est souvent de créer les conditions du dialogue pour la juste compréhension du rôle de chacun et de favoriser l’appropriation du projet par les équipes. En termes de management, la dimension de “projet” contenue dans la formulation d’un projet artistique est fédératrice [12]. Les temps de rencontre avec l’artiste sont à favoriser pour les patients, mais également pour les équipes. Ils participent à l’amélioration des conditions de travail des professionnels. Ils favoriseront également d’autres types d’échanges entre équipe soignante et patients à partir du moment culturel partagé qu’il s’agisse d’un concert au chevet, d’une lecture en collectif, d’une visite d’exposition, etc.

Ainsi au CHU d’Angers, les musiciens de l’Orchestre national des Pays-de-la-Loire (ONPL) mènent vingt-trois interventions par an dans une dizaine de services de soins : les temps partagés autour de la musique ont un impact bien au-delà du temps d’intervention sur l’ambiance du service de soins.

Un travail ensemble

Avant que le projet ne se réalise au sein d’un établissement hospitalier, il est fortement conseillé de bien définir le périmètre de l’intervention artistique et les spécificités de sa nature dans le service de soins concerné. Ensuite, il est recommandé de conventionner le projet avec l’acteur culturel ou les artistes avec lesquels ce projet a été co-construit par le cadre de santé afin de bien encadrer toutes ses dimensions (objectifs, modalités d’intervention et de rémunération, calendrier de réalisation, respect du secret médical, modalité de diffusion des œuvres réalisées et, éventuellement, droit à l’image). Les acteurs culturels et les intervenants artistiques auront besoin de temps d’échanges et de points réguliers avec le cadre de santé référent pour mieux comprendre certaines des spécificités du milieu hospitalier sans rentrer dans des informations relatives à des contextes individuels. Ces échanges leur permettront d’ajuster leur façon d’intervenir dans le service.

Ensuite, pour un cadre de santé, un projet culturel peut être initié dans certains contextes et suivant certains objectifs:

  • Réinterroger de façon collective son cadre de travail
  • Accompagner une évolution du projet médical et soignant
  • Favoriser une évolution de l’espace partagé au quotidien avec les patients et leurs proches
  • Permettre une expression des patients sur l’environnement hospitalier

L’enjeu est alors de faire travailler ensemble les équipes d’un service à l’amélioration de leur environnement de travail au bénéfice des patients et de leurs proches : une occasion d’être acteur du changement dans le rapport à l’environnement hospitalier. Une résidence d’artiste ou un projet de commande artistique pérenne peuvent être des formes de projet culturel à privilégier dans ces contextes. Il est alors nécessaire de constituer un comité de pilotage représentatif de la diversité des professionnels exerçant dans le service qui aura une délégation de la part du chef de service pour accompagner la mise en œuvre du projet. Ce comité sera un lieu de prise de parole où chacun pourra être force de proposition dans le contexte du projet culturel envisagé (élaboration du projet, choix du ou des artistes, etc.).

Le lien entre les membres du comité et le ou les artistes choisis s’inscrira dans la durée et permettra un déplacement des regards pour les différentes personnes impliquées : équipes soignantes, patients et artistes. Le rôle d’un artiste sera alors de s’approprier les lieux, d’aller à la rencontre des usagers et des professionnels, de comprendre les codes hospitaliers pour s’en inspirer et les décaler, dans le respect du contexte. La résidence artistique intitulée “À quelques pas de là” peut être citée. Elle a été menée par le collectif éphémère “Les Déménageurs chaloupés” à l’établissement public de santé mentale (EPSM) de Lille agglomération, entre 2013 et 2015. François Caplier, directeur général de l’EPSM retenait : « La verbalisation, par les patients, de ce que représentait pour eux le déménagement a été une vraie découverte. Les séquences artistiques ont permis de dépasser le caractère simplement professionnel de notre opération institutionnelle.  »

Une réponse collégiale

Les projets culturels sont souvent construits en résonance à une problématique ou un questionnement identifié par l’équipe médicale et paramédicale qui peut également concerner, pour les patients, la question du retour au domicile ou à la vie professionnelle, au quotidien hors de l’établissement hospitalier. Conformément au projet de soins qui place le patient hospitalisé dans un parcours où l’établissement hospitalier n’est qu’une étape, la même logique de territoire peut s’appliquer à un projet culturel.

Le CHU de Rouen a engagé une démarche culturelle exemplaire dans son maillage territorial autour de la question du retour à la vie active après une hospitalisation de longue durée5 , en partenariat avec des entreprises de Seine-Maritime et leurs salariés. Certains projets culturels peuvent être conçus à l’échelle de l’établissement. Ainsi, au CHU de Bordeaux, un projet culturel “Pudeur et diversité culturelle dans le soin” a vu le jour à partir d’échanges croisés entre la direction des soins, la direction des usagers et la direction générale de l’établissement.

Conclusion

Un projet culturel inscrit dans le projet d’établissement permet aux cadres de santé d’avoir des possibilités complémentaires pour améliorer le quotidien hospitalier, en impliquant les équipes soignantes, médicales et administratives au bénéfice des patients. Apporter du rêve et de la poésie, décaler les regards, un programme à expérimenter et à mettre en partage pour assurer la prise en charge globale du patient qui ne se limite pas à des soins techniques.

Déclaration de liens d’intérêts

L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

Vous venez de lire l’article Culture et prise en charge globale des patients de la revue Soins Cadres de septembre 2016

Références

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