Bien débuter Orthopédie-Traumatologie

Bonnes pratiques infirmières en fiches

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Nous vous proposons de découvrir la fiche 30 Panaris de l'ouvrage Bien débuter Orthopédie-Traumatologie dans la collection BONNES PRATIQUES INFIRMIERES en fiches.

Fiche 30  Panaris

Situation abordant les sujets suivants

►anatomie de la main, ►infectieux, ► préparation du patient pour le bloc opératoire, ► soins pré-opératoires, ► soins post-opératoires, ► immobilisation, ►antalgiques, ► antibiotiques

bonnes pratiques infirmières

Vous êtes infirmière en chirurgie orthopédique. Madame V, 22 ans, arrive aux urgences pour douleur vive au niveau de son index de la main droite, accompagnée d’un œdème, d’une peau rouge tendue.

1 Anatomie

Le panaris est une infection des parties molles de la main. On retrouve en général une porte d’entrée comme une plaie ou une piqûre. Le germe est généralement un staphylocoque ou un streptocoque (fig. 30.1).

Fig. 30.1 . Panaris du doigt.

panaris

traumatologie IFSI

A lire aussi darn la même collection la fiche 55  Anesthésies locales et locorégionales un extrait de l'ouvrage Bien débuter - prise en charge de la douleur

Il existe deux phases, la première : inflammatoire, qui nécessite des soins locaux et une deuxième phase correspondant à l’abcédation, au bout de 2 ou 3 jours. Cette infection peut être de profondeurs et de tailles variables.

2 Signes cliniques et diagnostic médical

Les signes cliniques sont :

  • œdème ;
  • rougeur ;
  • chaleur ;
  • douleur pulsatile.

Le diagnostic est clinique. Il n’y a pas d’intérêt à réaliser des examens complémentaires. Il peut être nécessaire de réaliser une radiographie pour éliminer la présence d’un corps étranger ou une infection osseuse chronique.

La patiente est examinée par le chirurgien qui décide de faire un geste chirurgical afin de nettoyer la collection de pus.

3 Aux urgences

  • La patiente est perfusée et reçoit des antalgiques sur PM.
  • Pas d’antibiothérapie.
  • La vaccination antitétanique est vérifiée (fiche 47).
  • L’admission administrative est faite.
  • Un bracelet d’identification est posé.

La patiente est transférée en chirurgie orthopédique pour une prise en charge chirurgicale.

4 Intervention

L’intervention chirurgicale se fait sous anesthésie locorégionale du membre supérieur avec une excision des tissus infectés. Elle est réalisée en hospitalisation ambulatoire.

En pré-opératoire

La patiente est préparée pour le bloc (fiche 12).

En post-opératoire immédiat

Madame V. revient dans le service de chirurgie où elle est accompagnée dans sa chambre par le brancardier, l’IDE et l’AS.

  • Vous devez accueillir le patient avec l’AS. Vous remarquez que Madame V. est réveillée et porte :

– une voie veineuse périphérique ;

– un pansement à la main droite.

  • Vous installez confortablement la patiente dans son lit avec l’aide de l’AS.
  • Puis, vous devez :

– prendre les constantes TA, pulsations, saturation, température ;

– surveiller le pansement : un saignement trop important peut faire suspecter une hémorragie d’où la nécessité de bien observer tous les pansements ;

– évaluer la douleur : évaluer l’efficacité du traitement antalgique avec l’EVA ;

– surveiller la VVP : signes d’extravasation, d’inflammation ou d’infection au point de ponction et une rougeur, une chaleur, une douleur et un œdème sur le trajet de la veine ;

– évaluer le bloc-moteur : sensibilité, chaleur, couleur, mobilité du membre.

  • Sur prescription médicale :

– des antalgiques sont prescrits de manière systématique pour réduire la douleur ;

– les antibiotiques (si prescrits) sont reconduits (fiche 46). À savoir : la prescription d’antibiotique en cas de panaris sans signe de complication n’est pas systématique.

Madame V. peut reprendre une alimentation dès son retour, selon la prescription de l’anesthésiste.

► Voir aussi
Fiche 13. Prise en charge post-opératoire

Sortie (J0)

À la sortie, la patiente sort avec :

  • une ordonnance de pansement pendant 15 jours ;
  • une ordonnance d’antalgiques.

5 Risques liés à l’intervention

  • Surinfection (douleurs anormales, pulsatiles, gonflement et rougeur importante).
  • Risque de phlegmon.
  • Raideur articulaire du doigt.
  • Récidive.
  • Dystrophie unguéale.

6 Diagnostics infirmiers

  • Douleur aiguë habituelle ou suspecte.
  • Risque infectieux lié à plusieurs portes d’entrée.

7 Transmissions écrites et orales

L’IDE doit réaliser des transmissions écrites sur le dossier infirmier et des transmissions orales pour assurer la continuité des soins :

  • valider les prescriptions médicales réalisées ;
  • écrire dans le dossier de soins l’ensemble des soins réalisés ;
  • horodatées les transmissions écrites ;
  • réaliser des transmissions écrites de qualité ;
  • être fidèle à la réalité en décrivant les évènements ;
  • utiliser un vocabulaire spécifique et lisible : sans termes vagues et portant à interprétation et jugement de valeur.

Conduite infirmière et conseils au patient


Conduite infirmière

  • Vérifier la mise à jour des vaccinations antitétanique (fiche 47).

Conseils au patient

  • Se laver régulièrement les mains.
  • Éviter de se ronger les ongles et les envies (petites peaux autour des ongles) car il est fréquent qu’il s’agisse du point d’entrée de l’infection.
  • Surveiller sa température.
  • Éviter de cuisiner pour éviter de transmettre les germes.
  • Porter des gants dans la pratique de certaines activités comme le jardinage.

► Voir aussi
Fiche 12. Prise en charge pré-opératoire
Fiche 13. Prise en charge post-opératoire
Fiche 46. Antibiotiques
Fiche 47. Vaccination antitétanique

Bien débuter Orthopédie-Traumatologie
BONNES PRATIQUES INFIRMIERES en fiches
Nadia Bouzelat, Charles Dacheux
ISBN: 9782294762369
Paru le 5 juin 2019

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Bien débuter Orthopédie-Traumatologie
© 2019 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.

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