Découvrez notre dernier rapport Clinician of the Future 2025

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14 novembre 2025 | Lecture de 5 min
Par Ian Evans

LaylaBird via Getty Images
Le rythme de l’évolution technologique dans les soins de santé n’a jamais été aussi rapide, et l’intelligence artificielle (IA) est au cœur de cette transformation. Le dernier rapport Clinician of the Future d’Elsevier montre que l’IA devient un élément essentiel de la boîte à outils des cliniciens, en faisant évoluer les flux de travail, en améliorant les soins aux patients et en contribuant à répondre à certains des défis les plus urgents du secteur.
Fondé sur une enquête mondiale menée auprès de 2 206 cliniciens (dont 1 781 médecins et 425 infirmiers dans 109 pays), le rapport révèle une forte hausse de l’utilisation de l’IA. En 2025, 76 % des cliniciens ont utilisé un outil d’IA, et près de la moitié (48 %) ont utilisé l’IA spécifiquement dans un cadre professionnel, soit presque deux fois plus que les 26 % déclarés un an plus tôt.
Si les outils d’IA généralistes comme ChatGPT restent les plus utilisés (97 % des utilisateurs d’IA), les outils d’IA spécifiquement conçus pour la pratique clinique gagnent eux aussi du terrain, puisque 76 % des utilisateurs professionnels de l’IA les ont déjà essayés. Cette progression est particulièrement notable en Asie-Pacifique et en Chine, où les taux d’utilisation sont nettement plus élevés qu’en Amérique du Nord et en Europe.

Clinician of the Future 2025
Découvrez leurs témoignagesPlus de la moitié des cliniciens (57 %) indiquent que les outils d’IA clinique leur font gagner du temps, et 53 % estiment que ces technologies leur donnent davantage de moyens d’agir. Selon le rapport, l’IA aide les cliniciens à gérer des volumes élevés de patients, à rationaliser les tâches administratives et à se concentrer davantage sur les soins directs aux patients.
Parmi les principaux usages actuels ou souhaités de l’IA par les cliniciens figurent :
Identifier les interactions médicamenteuses (89 %)
Analyser les images médicales (82 %)
Fournir un résumé des médicaments d’un patient (81 %)
L’IA progresse également dans des tâches cliniques plus complexes, comme le soutien aux revues de cas multidisciplinaires et l’aide à la prise de décision clinique, même si son adoption dans ces domaines continue de se développer.
Malgré cette dynamique mondiale, le rapport souligne des différences régionales dans l’adoption de l’IA et les attitudes à son égard. Les cliniciens d’Amérique du Nord et d’Europe restent plus prudents, avec des taux d’utilisation plus faibles et davantage de préoccupations concernant la confiance, la transparence et la fiabilité des contenus générés par l’IA.
À l’échelle mondiale, seuls environ un tiers des cliniciens estiment que leur établissement offre de bons outils numériques, y compris l’IA, et ils sont encore moins nombreux à juger favorablement la formation et la gouvernance de l’IA dans leur établissement. Instaurer la confiance demeure un défi majeur : 68 % des cliniciens déclarent que la citation automatique des références renforcerait leur confiance dans les outils d’IA clinique, et 65 % souhaitent des garanties sur la confidentialité des données.
Soixante-dix pour cent des cliniciens prévoient que l’IA leur fera gagner du temps au cours des deux à trois prochaines années, et plus de la moitié s’attendent à ce qu’elle permette des diagnostics plus rapides et plus précis, avec à terme de meilleurs résultats pour les patients.
À mesure que l’IA continue d’évoluer, il est clair que son rôle dans les soins de santé ne fera que croître. Pour les cliniciens, le message est qu’avec le soutien approprié, l’IA peut les aider à offrir de meilleurs soins, plus efficacement, dans un environnement de santé de plus en plus complexe.

