Passer au contenu principal

Votre navigateur n’est malheureusement pas entièrement pris en charge. Si vous avez la possibilité de le faire, veuillez passer à une version plus récente ou utiliser Mozilla Firefox, Microsoft Edge, Google Chrome, ou Safari 14 ou plus récent. Si vous n’y parvenez pas et que vous avez besoin d’aide, veuillez nous faire part de vos commentaires.

Nous vous serions reconnaissants de nous faire part de vos commentaires sur cette nouvelle expérience.Faites-nous part de votre opinion(S’ouvre dans une nouvelle fenêtre)

Elsevier
Publier avec nous
Connect

vieillissement coronaire

28 août 2023

Orthodontie des plus de 50 ans

Orthodontie des plus de 50 ans

Nous vous proposons ici de découvrir une des fiches de l'ouvrage Orthodontie des plus de 50 ans(S’ouvre dans une nouvelle fenêtre)

Orthodontie des plus de 50 ans

Orthodontie des plus de 50 ans

Dégradation d’origine chimique : l’érosion dentaire

L’érosion dentaire est une perte de substance par des moyens chimiques non bactériens. Elle débute par un ramollissement amélaire qui va potentialiser les autres mécanismes d’usure. Cette forme d’usure serait actuellement la plus fréquente [1] et sa prévalence est telle qu’elle devient un véritable problème de santé publique (figure 8.1)

Figure 8.1

Figure 8.1

L’agent érosif acide peut avoir une origine [2] :

  • endogène : reflux gastro-œsophagien (RGO) et vomissement chronique, parfois liés à des pathologies digestives, à l’alcoolisme, à l’anorexie, à la boulimie… ;

  • exogène : alimentation acide (solide : fruits acides, moutarde, cornichons, vinaigrette, et/ou liquide : sodas boissons énergétiques, jus, alcool) ;

  • iatrogène : du fait d’effets secondaires de certains médicaments ou du port de gouttières (voir figure 3.2).

Comme évoqué précédemment, ce type d’usure modifie progressivement la morphologie des couronnes dentaires. Au stade débutant ou initial (caractérisé par une surface lisse, mate ou satinée), elle passe généralement inaperçue. C’est lorsqu’elle atteint le stade avancé que des symptômes peuvent alerter le patient : modification de forme, jaunissement par diminution de la couche d’émail, hypersensibilité. Souvent, les patients n’ont pas connaissance de ce problème d’érosion et nous sommes donc en première ligne pour dépister la pathologie, idéalement dès la phase initiale : un interrogatoire sondant les habitudes alimentaires et relevant les comportements particuliers (régurgitations, vomissements ; une façon de consommer des aliments et boissons érosifs comme aspirer à petites gorgées ; une exposition pendant la nuit…) mettra en évidence l’agent érosif et la durée d’exposition. Le repérage de la localisation de l’usure viendra souvent le confirmer. Si les faces palatines et occlusales sont concernées, l’origine est endogène, probablement liée à un RGO ou à des vomissements ; pour les faces vestibulaires et occlusales, l’origine est exogène et alimentaire. Notre rôle est d’instaurer des mesures préventives le plus tôt possible pour ralentir le phénomène. Cela va du fait d’utiliser du matériel peu abrasif à des bains de bouche fluorés en passant par des conseils comme celui d’attendre une demiheure entre le moment où l’aliment ou la boisson acide est ingéré(e) et le moment où la personne se brosse les dents, pour permettre à la salive de redurcir l’émail. La salive limitant les effets des acides du fait de sa composition et de la pellicule exogène (une fine couche protéinique) qu’elle dépose sur les surfaces dentaires, elle agit comme une barrière de diffusion [2]. Son flux augmente avant même l’ingestion d’acides ou les vomissements, mais pas avant les régurgitations. Il croît aussi lors de stimuli intrabuccaux ou de la mastication — voir la théorie du chewing-gum pour en augmenter le débit. En revanche, il diminue en cas de prise de certains médicaments, dont certains sont plus courants chez les seniors : tranquillisants, antihistaminiques, antiémétiques, antiparkinsoniens.

Figure 8.2

Figure 8.2

Figure 8.3

Figure 8.3

Vous venez de découvrir la Fiche 8 de l'ouvrage Orthodontie des plus de 50 ans(S’ouvre dans une nouvelle fenêtre)

Références

[1] D’Incau E, et al. Usure dentaire: origines et formes des lésions. Real Clinic 2018 ; 29(2) : 81–9. [2] Lussi A, Jeaggi T. L’érosion dentaire: Éditions Quintessence  ; 2012. p. 132 [3] Muller C. Usures dentaires et orthodontie. L’orthodontiste 2020 ; 9 : 32–41. [4] Magne P. IDS: Immediate Dentin Sealing (IDS) for tooth preparations. J Adhes Dent 2014 ; 16(6)

Orthodontie des plus de 50 ans(S’ouvre dans une nouvelle fenêtre) © 2023 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés

Coordinateurs de l’ouvrage : Christine Muller, praticienne libérale, Paris. Pierre Canal, professeur des Universités émérite, Montpellier.

Autres ouvrages à découvrir 150 trucs et astuces pour le chirurgien-dentiste(S’ouvre dans une nouvelle fenêtre), par L. Dussarps. 2023, 168 pages. Orthodontie de l’enfant et du jeune adulte(S’ouvre dans une nouvelle fenêtre), par M.J. Boileau. 2022, 640 pages.

Je découvre le livre(S’ouvre dans une nouvelle fenêtre)

Nos conseils de lecture pour les chirurgiens- dentistes

Tous nos ouvrages sur le site elsevier-masson.fr(S’ouvre dans une nouvelle fenêtre)