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Médecine de la Transidentité Féminine

21 mai 2023

Le dossier de la Presse Médicale Formation Par Monique Remillieux

Médecine de la Transidentité Féminine

Nous vous invitons à découvrir le dossier de la revue Presse Médicale Formation(S’ouvre dans une nouvelle fenêtre).

Extrait de l'éditorial

Merci à tous ceux qui, à l’hôpital ou en ville, sur le front de la COVID -19 ou ailleurs, en France comme dans des horizons plus lointains, défendent la liberté de soigner, la liberté d’être soigné, l’égalité à l’accès aux soins, le droit à la santé, le droit à la guérison, le droit à la rémission. Le droit à une mort digne. Le droit à la vie. Et ce pour tous. Sans distinction de genre, d’âge, de culture, de niveau social. Bien des choses ont parlé contre nous pendant cette drôle d’année. Trop de victimes sont tombées pendant ces drôles de guerres. Merci à toutes celles et à tous ceux qui nous ont permis de garder notre humanité.

Claire Mounier-Vehier, Perle Bodossian,Francis Bonnet, Hervé Maisonneuve, Gérard Lorette

Vous découvrirez ci-dessous un extrait de chacun des 5  articles de ce dossier. Tous sont en accès libre sur em-consulte.com : cliquez sur le liens pour accéder à l'article complet.

Paroles de patiente

La médecine m’a offert mon vrai corps

Béatrice Denaes

Début de l'article Dans trois mois, je fêterai mon deuxième anniversaire. Le 13 février très exactement, il y aura deux ans que je suis née femme. Une nouvelle naissance, une « naissance chirurgicale » certes, mais la naissance « réelle » de Béatrice : mon corps était enfin en adéquation avec mon esprit. Des décennies que j’attendais d’être enfin moi-même, d’être cette fille que, depuis l’âge de 5–6 ans, je ressentais être, sans comprendre pourquoi mon corps était celui d’un garçon. Incompréhension, mal-être qui me firent me renfermer sur moi-même : timidité extrême, hypersensibilité, crainte des autres, pas d’amis… À l’adolescence, passionné de photos, j’aménage mon petit labo photo qui deviendra ce que j’appellerai plus tard mon « sas de survie ». Dans cette pièce obscure où personne ne peut entrer au risque de faire rater le développement des photos, je suis fille (et non en fille !) avec des sous-vêtements et des vêtements empruntés le plus discrètement possible à ma mère. Je me dois d’être discret, car je n’ai pas oublié la grosse colère de mon père, quelques années plus tôt, lorsqu’avec ma jeune sœur, nous avions mis les bas de notre mère, complice passive. Peut-être pour tenter de passer un message, je m’étais montré ainsi à mon père. Hurlements : un garçon ne doit pas s’accoutrer ainsi. Nous sommes dans les années 1960–1970 et personne ne parle de la transidentité. Je ne comprends pas pourquoi je souffre autant d’être différent des autres. Suis-je un monstre ? Un pervers ? Suis-je seul à être ainsi si mal dans ma peau ?

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Mise au point

Hormonothérapie féminisante chez les femmes transgenres

Nicolaï Johnson, Nathalie Chabbert-Buffet

Résumé

Les mouvements de lutte et de libération sociale depuis les années 1960 ont permis très progressivement aux communautés LGBTQI+ d’accéder à une prise en charge médicale adaptée à leurs besoins spécifiques. Aujourd’hui encore, la prise en charge médicale des personnes transgenre pâtit d’une insuffisance d’offre de soins et de formation des soignants. La mise en œuvre d’une hormonothérapie est souvent souhaitée par les personnes transgenres et il est nécessaire qu’un médecin (endocrinologue, gynécologue, médecin généraliste, etc.) sache l’instaurer et la suivre tout au long du parcours de transition, puis au-delà. Les thérapeutiques sont complexes, avant puis après une éventuelle réassignation chirurgicale. Nous aborderons ici le traitement hormonal féminisant (THF) chez les femmes transgenres adultes.

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Mise au point

De la conviction à la transition : enjeux actuels et place de l’accompagnement psychologique et psychiatrique dans le parcours de soins des personnes transidentitaires

L. Mathieu, F. Medjkane

Points clés et Plan

Points clés

  1. La transidentité n’est pas une maladie mentale et s’envisage sur un modèle dimensionnel avec une pluralité d’expressions de genre.

  2. La dysphorie de genre est la souffrance psychique rattachée à une incongruence de genre. Toute personne transidentitaire n’est pas en souffrance.

  3. Les personnes transidentitaires sont une population qui reste une population à risque de souffrance psychique, exposées à un risque suicidaire, une prévalence de troubles dépressifs et anxieux plus importants qu’en population générale.

  4. Le choix du parcours de transition se définit avec le patient, celui-ci est au centre du dispositif et de la prise de décision.

  5. Le parcours de soin proposé est réalisé en dehors d’un projet thérapeutique pré-établi à la demande de la personne.

  6. La position médicale est un exercice d’information de la balance bénéfices-risques des différentes modalités de soins proposés.

  7. La place du psychiatre et du psychologue peut être à la fois un accompagnement et/ou des soins de santé mentale en fonction des morbidités présentées.

Plan

Introduction

Quel repérage diagnostique ? De la diversité au pathologique Les transidentités : un champ dimensionnel La dysphorie de genre Notions d’épidémiologie

Notion de population vulnérable et intérêts des soins Augmentation des morbidités psychiatriques Du besoin exprimé à la nécessité d’une transition

Place et articulation de la prise en charge psychologique et psychiatrique Objectifs des prises en charge Organisation des soins Déclaration de liens d’intérêts

accès à l'article intégral(S’ouvre dans une nouvelle fenêtre) Mise au point

Médecine et biologie de la reproduction dans le contexte de la transidentité – Préservation de la fertilité

Charlotte Dupont, Rachel Lévy, Nathalie Sermondade, Marie Prades, Nathalie Chabbert-Buffet, Alix Béranger, Emilie Moreau

Points essentiels et Plan

Points essentiels

Transition hormonale et chirurgicale Depuis la loi de 2016, les personnes transgenres ne doivent plus apporter la preuve « irréversible et médicale d’une transformation physique » pour pouvoir effectuer un changement de sexe à l’État Civil, ce qui met fin à la stérilisation systématique et ouvre la possibilité d’une transition seulement hormonale. Or, les traitements hormonaux peuvent avoir un impact sur la fertilité des personnes transgenres, compromettant un projet ultérieur de parentalité.

Préservation de fertilité Certains centres d’étude et de conservation des œufs et du sperme (CECOS), s’appuyant sur la loi bioéthique de 2011, proposent désormais des autoconservations de gamètes féminines et masculines avant la mise en place des traitements hormonaux de substitution, ou à l’occasion d’une fenêtre thérapeutique.

Techniques de préservation de la fertilité La préservation de la fertilité chez les femmes transgenres repose essentiellement sur l’autoconservation de spermatozoïdes. Pour les hommes transgenres, la préservation de la fertilité repose sur la cryoconservation d’ovocytes matures après stimulation ovarienne.

Parentalité Outre l’évaluation de l’impact psychique de la prise en soins afin de prévenir de potentiels effets délétères, la consultation psychosexologique offre une possibilité d’expression du désir d’enfant, désir souvent longtemps inhibé, ainsi que d’une information sur les possibilités de réutilisation.

Plan

Contexte Un changement de loi important……Qui ouvre la voie à la préservation de fertilité

Aspects clinicobiologiques de la préservation de la fertilité Des femmes trans’Des hommes trans’

Transidentité et AMP La réutilisation des gamètes préservéesL’AMP via le don de spermatozoïdes

Aspects psychologiques et sexologiques Transidentité et désir de parentalitéDe l’importance de l’accompagnement psychosexologique

Conclusion Déclaration de liens d’intérêts

accès à l'article intégral(S’ouvre dans une nouvelle fenêtre) Mise au point

Chirurgie de confirmation génitale chez les femmes Trans – Vaginoplastie ou aidoiopoiese

Sarra Cristofari

Points essentiels et Plan

Point essentiels La chirurgie de confirmation génitale homme vers femme, est classiquement réalisée par la technique d’inversion péno-scrotale. Elle nécessite une éducation thérapeutique et un suivi jusqu’à cicatrisation totale afin de prévenir les complications postopératoires.

Plan Introduction Technique chirurgicale Complications immédiates Complications a moyen et long terme Vaginales Esthétiques Autres Suivi et prévention Conclusion Déclaration de liens d’intérêts

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Ce dossier est extrait de la Presse Médicale formation

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Accès à ce dossier en accès libre sur https://www.em-consulte.com/revue/LPMFOR/1/6/medecine-de-la-transidentite-feminine(S’ouvre dans une nouvelle fenêtre)

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