Passer au contenu principal

Votre navigateur n’est malheureusement pas entièrement pris en charge. Si vous avez la possibilité de le faire, veuillez passer à une version plus récente ou utiliser Mozilla Firefox, Microsoft Edge, Google Chrome, ou Safari 14 ou plus récent. Si vous n’y parvenez pas et que vous avez besoin d’aide, veuillez nous faire part de vos commentaires.

Nous vous serions reconnaissants de nous faire part de vos commentaires sur cette nouvelle expérience.Faites-nous part de votre opinion(S’ouvre dans une nouvelle fenêtre)

Elsevier
Publier avec nous
Connect

Manipulations viscérales Trompes et ovaires

Paris | 6 juillet 2023

L'ouvrage de référence en ostéopathie viscérale.

Auteurs : Jean-Pierre Barral et Pierre Mercier

Manipulations viscérales Trompes et ovaires

Manipulations viscérales Trompes et ovaires

Trompes et ovaires

Nous avons séparé l’étude des trompes et des ovaires de celle de l’utérus dans le seul but de ne pas alourdir la description précédente. Et nous voulons insister sur le rôle de l’ostéopathie dans la circulation des fluides dans la fonction génitale.

Trompes ( figure 13.1 )

Les trompes sont de longs conduits cylindroïdes en forme d’anse, longs de 10 à 12 cm. Elles sont creusées d’un canal tubaire dont le diamètre va de 1 mm à son origine pour atteindre 4 à 6 mm au niveau de l’ampoule. Les parois du canal sont remplies de franges qui ont pour effet de ralentir la marche de l’ovule et du spermatozoïde, ce qui augmente leur chance de contact. En revanche, ces franges favorisent aussi la stagnation des sécrétions morbides et la chronicité des inflammations tubaires. Le canal tubaire s’ouvre dans l’angle supérolatéral de l’utérus (infundibulum), c’est l’ostium de l’utérus dont le diamètre est de moins de 1  mm. Il débouche par ailleurs dans la cavité péritonéale par un deuxième orifice plus large que le premier, appelé ostium péritonéal. Cet orifice de 2 à 3  mm occupe le sommet du pavillon. C’est une particularité qu’une cavité muqueuse communique avec une autre cavité muqueuse. Les spermatozoïdes le franchissent parfois pour aller féconder directement l’ovule sur l’ovaire lui-même (grossesse ovarique)  ; de même, les microbes de la cavité utérine et des trompes peuvent emprunter cette voie.

Fig 13.1

Fig 13.1

Situation et moyens d’union

La trompe est située dans l’aileron supérieur du ligament large entre l’ovaire en arrière et le ligament rond en avant. La trompe jouit d’une grande mobilité. Dans sa portion latérale, elle se trouve en rapport avec l’intestin grêle, la vessie et le rectum quand ils sont pleins ; dans sa portion latérale, elle est en contact avec les vaisseaux iliaques internes, l’uretère, le grêle ou l’os iliaque et le rectum. Ceci explique que, lorsque la trompe est enflammée, l’inflammation se propage à ces différents organes (péritonite, douglassite, rectite, dysuries, etc.) et qu’il existe souvent des adhérences qui fixent cette trompe à ces différentes formations.

Ovaire

L’ovaire est situé dans le cavum rétro-utérin, en arrière du ligament large auquel il est fixé, en arrière et au-dessous de la trompe et en avant du rectum. Il adhère à la face postérieure du ligament large par un court repli péritonéal appelé aileron postérieur qui, lui, permet de bouger de bas en haut. Il est uni à la corne utérine par le ligament utéro-ovarien, et à la paroi latérale de l’excavation par le lombo-ovarien. Mais tous ces ligaments jouent un très faible rôle de contention, en dehors du ligament lombo-ovarien. L’ovaire dépend de l’utérus qui est, comme nous l’avons vu, très mobile. En cas de multiparité, l’ovaire tombe dans le cavum rétro-utérin et peut même tomber dans le cul-de-sac de Douglas.

Physiomobilité tubo-ovarienne

Nous voulons uniquement vous sensibiliser sur l’importance de la mobilité que doivent avoir les organes génitaux pour conserver toute leur fonction. Prenons l’exemple de la captation et du transport de l’ovule. Quand l’ovulation se déclare, les franges tubaires sont animées de mouvements rythmiques. Les fibres contractiles des ligaments suspenseurs de l’ovaire (lombo-ovariens) et les ligaments utéro-ovariens vont mobiliser l’ovaire de manière à le faire tourner autour de son axe longitudinal, l’abaisser ou l’élever dans la cavité pelvienne. Au cours de ces mouvements, la frange ovarienne atteint l’endroit où le follicule mûr va éclater. L’ovule commence alors sa migration par l’effet des franges ovariennes, la contraction de la trompe et le courant liquidien produit par les cils vibratiles. L’ostium abdominal doit aspirer du liquide péritonéal pour constituer le courant liquide. Imaginez les conséquences d’une perte de mobilité, d’une adhérence ou d’une cicatrisation et vous comprendrez aisément le rôle de la mobilité dans la fertilité féminine.

Manipulations tubo-ovariennes

Les manipulations tubo-ovariennes ( figure 13.2 ) doivent être impérativement douces et, pour cette raison, on libère dans un premier temps les tensions ligamentaires ovariennes latérales en décubitus par des étirements doux en finissant en induction, puis par des manœuvres de motilité.

Fig 13.2 Manipulations tubo-ovariennes

Fig 13.2 Manipulations tubo-ovariennes

La  palpation des ovaires est loin d’être facile, il glisse sous les doigts.

La patiente est en décubitus dorsal jambes fléchies ; l’ostéopathe pose la paume de la main sur la ligne biiliaque antérieure entre l’axe médian et l’EIAS gauche ou droite selon le cas. La paume de la main pour l’ovaire droit pendant l’inspir doit se diriger légèrement en dehors, puis accomplir une rotation dans le sens des aiguilles d’une montre. On ne peut isoler les manipulations de l’ovaire, elles doivent être automatiquement accompagnées des manœuvres de l’utérus. Les manipulations ont pour but d’augmenter ou de restaurer la mobilité locale ; il faut abandonner toute notion de force dans les manipulations. Nous pratiquons l’horlogerie viscérale. Un simple repli de frange, un coude de la trompe, une mauvaise orientation des ostiums, une latéroflexion utérine peuvent suffi re à bloquer les circulations fluidiques pelviennes et les processus de fertilisation. La biomobilité pelvienne est trop délicate pour s’accommoder de manipulations lourdes et grossières. Nous avons eu quelques bons résultats concernant les infertilités en se gardant bien de triompher, il existe tellement de facteurs physiologiques et psychologiques qui puissent les expliquer. Nous sommes cependant convaincus qu’il faut, avant toute technique plus invasive, redonner une bonne mobilité et motilité aux ovaires et aux tissus qui les entourent.

Manipulations viscérales © 2023 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés

Manipulations viscérales

Jean-Pierre Barral et Pierre Mercier 3e édition

Les auteurs Jean-Pierre Barral et Pierre Mercier Ostéopathes DO, diplômés de la European School of Osteopathy (Maidstone, Angleterre) et de la faculté de médecine de Paris-Nord (département ostéopathie et médecine manuelle).

Découvrez l'ouvrage(S’ouvre dans une nouvelle fenêtre)

Toutes nos publications sur le site elsevier-masson.fr(S’ouvre dans une nouvelle fenêtre)