Passer au contenu principal

Votre navigateur n’est malheureusement pas entièrement pris en charge. Si vous avez la possibilité de le faire, veuillez passer à une version plus récente ou utiliser Mozilla Firefox, Microsoft Edge, Google Chrome, ou Safari 14 ou plus récent. Si vous n’y parvenez pas et que vous avez besoin d’aide, veuillez nous faire part de vos commentaires.

Nous vous serions reconnaissants de nous faire part de vos commentaires sur cette nouvelle expérience.Faites-nous part de votre opinion(S’ouvre dans une nouvelle fenêtre)

Elsevier
Publier avec nous
Connect

Bien manger pour bien voir

France | 21 juillet 2023

Par Anne-Claire N.

Bien manger pour bien voir

Bien manger pour bien voir

Nous vous proposons ici de découvrir  l'édito du numéro des Cahiers de Nutrition et de Diététique qui vient de paraître sur le thème : Nutrition et DMLA

Cahiers de Nutrition et de Diététique

Cahiers de Nutrition et de Diététique

Bien manger pour bien voir

Eating well for seeing well

Nous savons tous que le contenu de notre assiette impacte notre santé. L’intensité des recherches menées sur la nutrition oculaire nous montre que cette affirmation est également valable pour nos yeux. Quand la prévention est le grand défi de demain pour la santé de la population, la nutrition joue un rôle déterminant. Certes, une alimentation saine et équilibrée ne suffit pas à elle seule à écarter toutes les pathologies de l’œil, mais elle contribue à prévenir ou ralentir l’évolution de certaines d’entre elles. C’est le cas de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), qui est la première cause de baisse de la vision dans les pays industrialisés. Celle-ci touche la zone centrale de la rétine, appelée aussi macula, entraînant une atteinte de la vision centrale et à terme, une perte d’autonomie. Le nombre de personnes atteintes de DMLA dans le monde était estimé à 196 millions en 2020. Cette pathologie associe des facteurs de risque génétiques (surtout associés aux gènes du complément) et des facteurs environnementaux comme le tabac ou la nutrition. Plusieurs nutriments ont déjà montré leur intérêt dans la protection contre la DMLA. C’est le cas des acides gras poly-insaturés oméga-3, des caroténoïdes et de certaines vitamines ou minéraux.

Dans cette édition des Cahiers de Nutrition et Diététique, trois articles abordent ce lien entre nutrition et DMLA, et ceci de façon très complémentaire. Dans le premier article, c’est Niyazi Acar, directeur de recherches à l’Inrae de Dijon, qui nous résume plus de 30 années d’études de laboratoire dédiées aux liens mécanistiques entre les acides gras poly-insaturés oméga-3 et la santé des cellules rétiniennes. Nous y découvrirons aussi bien leurs bienfaits sur les mécanismes de base liés à une vision normale, que les propriétés protectrices de ces molécules dans certaines conditions pathologiques associées à la DMLA.

Ces effets à l’échelle cellulaire se traduisent par une protection « théorique » contre les effets du vieillissement sur la rétine ce que va chercher à confirmer l’épidémiologie. Celle-ci permet de mieux connaître, à l’échelle des populations, les déterminants qui contribuent à l’apparition, l’évolution et/ou la transmission des pathologies. On peut croiser les hypothèses faites en laboratoires, les observations faites dans les grandes populations en tenant compte de leur alimentation. On recherche les associations entre la consommation de certains nutriments – qui auraient démontré leurs bienfaits dans le cadre d’études de laboratoire – et la présence de la DMLA. L’excellent article de Bénédicte Merle, chargée de recherche à l’Inserm de Bordeaux, propose un tour d’horizon de la question en nous présentant un bilan, nutriment par nutriment, de plusieurs dizaines d’études épidémiologiques. Celui-ci tient en deux mots : régime méditerranéen !

Nous terminerons par un article de Michèle Cahuzac, diététicienne nutritionniste à Montpellier, qui nous rappelle les bonnes règles alimentaires nous permettant d’optimiser les apports en nutriments protecteurs de ces pathologies rétiniennes. Son expertise et le pragmatisme de ses messages nous donne une vision à la fois très claire et très pratique de ce qu’il faut manger pour protéger sa rétine et surtout, dans quels aliments et quelles doses on retrouve les nutriments en question.

Vous l’aurez compris, le lien entre une alimentation saine et la santé rétinienne n’est plus vraiment à démontrer tant des arguments forts existent pour toutes ces disciplines de recherche. L’enjeu d’aujourd’hui réside plus à la diffusion de ces connaissances auprès de la population générale, des patients atteints de la DMLA ou encore des professionnels de santé comme les ophtalmologistes, les nutritionnistes ou les diététiciens. À nous de jouer.

Prof Catherine Creuzot-Garcher Service d’ophtalmologie, CHU de Dijon, 14, rue Paul-Gaffarel, 21079 Dijon, France

Déclaration de liens d’intérêts

L’auteure déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

© 2023 Published by Elsevier Masson SAS on behalf of Société française de nutrition.

Dans ce numéro , les autres articles à découvrir

  • Acides gras polyinsaturés et physiologie de la rétine

  • Epidémiologie nutritionnelle et vieillissement oculaire : le cas de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA)

  • Le conseil alimentaire en pathologie du vieillissement rétinien

En savoir plus sur les Cahiers de Nutrition et de Diététique

Restez au courant des derniers articles parus sur une pathologie, une prise en charge patients dans le domaine de la nutrition grâce aux Cahiers de nutrition et de diététique.

Je découvre la revue

Consultez l'ensemble des articles dans cette spécialité