Clarence: ESI de 2ème année nous parle de sa chaine Youtube

Clarence, est un ESI aussi fou que passionné, solidaire et plein de bon conseil. Découvrez le portrait de cet étudiant qui partage ses 2 passions entre Youtube et l’IFSI. Avec Humour et justesse.

Présente-toi rapidement (prénom, âge)
Clarence, 23 ans, Micro-Youtubeur, comédien et metteur en scène à mes heures perdues.
Accessoirement ESI en seconde année. Ancien étudiant en psychologie.

Pourquoi as-tu lancé ta chaine YouTube ?
En réponse à une période de désarroi amoureux et d’ennui profond. Un soir, j’ai ouvert un logiciel de montage, j’ai bidouillé, j’y ai pris du plaisir et ma première vidéo est née. Le lendemain, j’ai ouvert un compte YouTube et j’ai posté la vidéo dessus. Cette vidéo existe toujours sur la plate-forme sous le nom de « Je suis Jésus ». Il s’agit d’une vidéo complètement absurde. Dans un premier temps, il n’y avait aucun sens à mes vidéos, ou très peu. Mais ça me faisait rire et ça me permettait d’explorer les potentialités de mon logiciel de montage.

Qu’est-ce qui te motive quand tu fais une vidéo ?
Le plaisir. À chaque nouvelle vidéo, j’apprends quelque chose et j’ai le sentiment de m’améliorer. C’est aussi une forme d’exutoire, un vecteur d’expression différent du théâtre, un moyen d’exister et de laisser une trace. Les retours des viewers et des abonnés constituent également un moteur essentiel. Je m’attache à leur répondre à chaque fois, quel que soit le réseau social ou la plate-forme qu’ils utilisent pour me contacter.

C’est important pour toi la solidarité ? Le partage d’expérience ?
C’est fondamental. Particulièrement dans une formation qui met en jeu de l’humain.  Ce sont des valeurs communes entre les professions de santé, YouTube et le théâtre. Voilà qui explique surement pourquoi je navigue en permanence entre ces trois espaces.

Comment tu choisis tes sujets de vidéo ?
Je fonctionne sur le désir du moment. Mes vidéos sont parfois drôles. Parfois beaucoup moins. Je peux très bien avoir envie de faire un podcast humoristique sur mes cheveux que je n’arrive pas à coiffer comme présenter l’analyse détaillée d’un spectacle qui m’a touché ou encore tenter de vulgariser certaines notions ayant trait à l’art ou la psychologie.

Comme vous l’avez vu, j’ai également eu l’opportunité (en collaboration avec l’ensemble des ESI de ma promo) de réaliser un petit film visant à accueillir la promotion nous succédant. J’étais loin d’imaginer qu’elle susciterait autant d’engouement sur YouTube. En ce moment, je travaille sur une série de vidéos dans lesquelles je fais part de mon expérience de stagiaire infirmier au sein d’une unité de psychiatrie. Il y a beaucoup de choses à dire. La psychiatrie est un monde à part, un microcosme victime de nombreux clichés qui semble malgré tout susciter la curiosité des gens.

J’aime bien dire que ma chaine est un concentré anarchique, éclectique et électrique. J’y présente mon monde tout simplement, d’où son nom « World Of Clarence ».
C’est horripilant de narcissisme…

Quel genre de commentaires tu reçois ?
À l’heure actuelle, ce sont des commentaires globalement positifs. Des gens qui m’encouragent à continuer et qui disent apprécier mon travail, ma personnalité, mon humour ou mon univers. Ou encore des personnes verbalisant ce qu’ils ont pu ressentir au cours de certaines vidéos parfois perturbantes. D’autres souhaitent partager eux aussi leurs expériences. C’est vraiment très agréable à lire.  Après, y a toujours quelques commentaires wtf du style « tu ressembles à Scar dans le roi lion ». Je réponds dans tous les cas. Peu ou pas de commentaires négatifs à l’heure actuelle. Idem pour les pouces rouges. Ça flatte l’égo certes, mais c’est frustrant. Tout n’est pas parfait dans mon travail et j’apprécierai aussi beaucoup de comprendre en quoi mes vidéos peuvent ne pas plaire.

Qu’est-ce qui te plait le plus dans le métier d’infirmier ?
La rencontre de l’autre. Je considère qu’on se construit par, pour, avec et dans l’altérité. La solitude est une de mes hantises. Je me nourris des autres. Le métier d’infirmier est un métier qui nous confronte sans cesse à l’être humain, souvent à ses limites. Tout ça fait sens en moi et me permet d’avancer en même temps que je tente de faire avancer mes patients. Ils ne le font pas toujours volontairement, mais eux aussi me fournissent certaines clefs. Le pouvoir de la rencontre est à ce jour le pouvoir auquel je crois le plus.

Les meilleures qualités d’un infirmier selon toi ?
Empathique. Pédagogue. Structuré.

Un conseil pour les étudiants en 1ère année ? Pour les 2ème années?
Allez voir mes vidéos, elles sont géniales.
Non je déconne. Elles sont à chier.

En vrai, pour les premières années : ne prenez pas attention à certaines équipes qui prendront un malin plaisir à vous descendre coute que coute malgré votre investissement manifeste et vos progrès. Un certain nombre de soignants semble souffrir d’un manque de reconnaissance considérable et l’étudiant devient une opportunité pour extérioriser leur frustration. Focalisez-vous plutôt sur les perles. Et elles sont pas forcément rares.
Pour les secondes années : Commencez à bosser la 2.8 dès maintenant. Faites pas comme moi.

Enfin, tu te vois ou dans 10 ans?
Entre l’acte thérapeutique et la discipline dramatique. Deux espaces finalement bien plus similaires qu’on ne le pense à priori.

Retrouvez toutes ces vidéos sur sa chaine

Sa vidéo Benvenue à l’Ecole d’infirmier “IFSI” se trouve ici

Share
Tweet
Share
Share